[{"data":1,"prerenderedAt":230},["ShallowReactive",2],{"chapter:p4ch10:fr":3,"chapters:p4:fr":50},{"period":4,"chapter":15},{"id":5,"title":6,"titleEn":7,"titleEs":8,"range":9,"rangeEn":9,"rangeEs":9,"cover":10},"p4","Le Haut Moyen Âge","Early Middle Ages","Alta Edad Media","476 → 987",{"fileName":11,"filePageUrl":12,"imageUrl":13,"sourceLabel":14},"François Louis Dejuinne 08265 baptême de CLovis.JPG","https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Fran%C3%A7ois%20Louis%20Dejuinne%2008265%20bapt%C3%AAme%20de%20CLovis.JPG","/assets/p4-haut-moyen-age-cover.png","Wikimedia Commons",{"id":16,"title":17,"periodId":5,"html":18,"zooms":19,"thumbnailArtworkId":44,"hasEn":45,"isFallback":46,"coverFit":44,"coverPosition":44,"chronicle":47,"realm":44,"seoDescription":48,"thumbnailUrl":49},"p4ch10","Charles Martel : Gouverner sans couronne (714–741)","\u003Cp>Quand \u003Cstrong>Pépin de Herstal\u003C/strong> meurt en \u003Cstrong>714\u003C/strong>, il laisse derrière lui un pouvoir immense… mais fragile. Le royaume franc reste officiellement mérovingien, mais l’autorité réelle repose désormais sur la famille des \u003Cstrong>Pépinides\u003C/strong> et sur la fonction de \u003Cstrong>maire du palais\u003C/strong>.\u003C/p>\n\u003Cp>La succession de Pépin provoque immédiatement une crise. Plusieurs factions aristocratiques tentent de contrôler le pouvoir, tandis que la Neustrie cherche à se libérer de la domination austrasienne.\u003C/p>\n\u003Cp>Au cœur de cette tempête apparaît \u003Cstrong>Charles Martel\u003C/strong>, fils naturel de Pépin et d’\u003Cstrong>Alpaïde\u003C/strong>. Chef de guerre énergique, stratège politique habile, il transforme progressivement un pouvoir incertain en une domination durable.\u003C/p>\n\u003Cp>Charles ne devient jamais roi. Pourtant, durant près de trente ans, il gouverne le royaume franc comme son véritable maître.\u003C/p>\n\u003Cp>Son règne marque une étape décisive : le pouvoir pépinide cesse d’être un simple accident politique et devient une \u003Cstrong>construction dynastique\u003C/strong> qui prépare l’avènement des Carolingiens.\u003C/p>\n\u003Cp>\u003Cimg src=\"https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/2/2f/Francia_at_the_death_of_Pepin_of_Heristal%2C_714.jpg\" alt=\"La royaume des Francs en 714\">\u003C/p>\n\u003Cp>\u003Cem>La royaume des Francs en 714 - Public domain, via Wikimedia Commons\u003C/em>\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>🧨 714–717 : la crise de succession\u003C/h2>\n\u003Cp>À la mort de Pépin, la succession semble devoir revenir à son petit-fils \u003Cstrong>Théodoald\u003C/strong>, encore enfant. La régence est assurée par \u003Cstrong>Plectrude\u003C/strong>, veuve de Pépin, qui tente de préserver l’héritage familial depuis \u003Cstrong>Cologne\u003C/strong>.\u003C/p>\n\u003Cp>Charles Martel est alors écarté du pouvoir et même \u003Cstrong>emprisonné\u003C/strong> par le parti de Plectrude.\u003C/p>\n\u003Cp>Mais la situation se détériore rapidement.\u003C/p>\n\u003Cp>En \u003Cstrong>Neustrie\u003C/strong>, le maire du palais \u003Cstrong>Ragenfrid\u003C/strong> s’allie au roi mérovingien \u003Cstrong>Chilpéric II\u003C/strong> et tente de reprendre le contrôle du royaume. Les provinces profitent de la confusion pour affirmer leur autonomie.\u003C/p>\n\u003Cp>Charles parvient à s’échapper en \u003Cstrong>715\u003C/strong> et rassemble les soutiens de l’aristocratie austrasienne. Il mène alors une série de campagnes décisives :\u003C/p>\n\u003Cul>\n\u003Cli>\u003Cstrong>716 – bataille d’Amblève\u003C/strong> : première victoire importante contre les Neustriens\u003C/li>\n\u003Cli>\u003Cstrong>717 – bataille de Vinchy\u003C/strong> : Charles écrase les forces de Ragenfrid\u003C/li>\n\u003Cli>\u003Cstrong>717 – prise de Cologne\u003C/strong> : Plectrude capitule et remet le trésor royal.\u003C/li>\n\u003C/ul>\n\u003Cp>À partir de ce moment, Charles devient \u003Cstrong>le véritable maître du pouvoir pépinide\u003C/strong>.\u003C/p>\n\u003Cp>🔍 \u003Cstrong>\u003Ca href=\"/zoom/p4ch10z5\">Zoom – Plectrude et Theudoald : la lutte pour l’héritage de Pépin (714–717)\u003C/a>\u003C/strong>\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>⏳ Chronologie d’un homme fort\u003C/h2>\n\u003Cul>\n\u003Cli>\u003Cstrong>714\u003C/strong> : mort de Pépin de Herstal\u003C/li>\n\u003Cli>\u003Cstrong>715–719\u003C/strong> : Charles Martel vainc ses rivaux et consolide son pouvoir\u003C/li>\n\u003Cli>\u003Cstrong>720s\u003C/strong> : campagnes contre les Saxons, Bavarois et Alamans\u003C/li>\n\u003Cli>\u003Cstrong>732\u003C/strong> : bataille de \u003Cstrong>Tours / Poitiers\u003C/strong> contre une armée venue d’al-Andalus\u003C/li>\n\u003Cli>\u003Cstrong>737\u003C/strong> : mort du roi mérovingien \u003Cstrong>Thierry IV\u003C/strong> ; Charles gouverne sans roi\u003C/li>\n\u003Cli>\u003Cstrong>741\u003C/strong> : mort de Charles Martel à \u003Cstrong>Quierzy\u003C/strong>\u003C/li>\n\u003C/ul>\n\u003Chr>\n\u003Ch3>⚔️ 716 : la bataille de l’Amblève, première victoire de Charles Martel\u003C/h3>\n\u003Cp>La première grande victoire de Charles Martel survient en \u003Cstrong>716\u003C/strong>, lors de la \u003Cstrong>bataille de l’Amblève\u003C/strong>.\u003C/p>\n\u003Cp>Après s’être évadé de captivité, Charles tente de s’opposer aux forces réunies de ses adversaires. Mais il subit d’abord un revers à \u003Cstrong>Cologne\u003C/strong>, face à la coalition formée par le roi mérovingien \u003Cstrong>Chilpéric II\u003C/strong>, le maire du palais de Neustrie \u003Cstrong>Ragenfrid\u003C/strong>, et leur allié \u003Cstrong>Radbod Ier\u003C/strong>, duc des Frisons.\u003C/p>\n\u003Cp>Contraint de battre en retraite, Charles se replie dans les montagnes de l’\u003Cstrong>Eifel\u003C/strong>, où il rassemble ses partisans. De nombreux Austrasiens, hostiles à la domination neustrienne, se rallient alors à lui. Aux yeux de beaucoup, Charles apparaît comme \u003Cstrong>le dernier représentant capable de défendre la puissance des Pépinides\u003C/strong>.\u003C/p>\n\u003Cp>Au printemps \u003Cstrong>716\u003C/strong>, Charles passe à l’offensive. Il attaque la coalition neustro-frisonne près de la confluence de l’\u003Cstrong>Amblève\u003C/strong> et de l’\u003Cstrong>Ourthe\u003C/strong>, dans la région de \u003Cstrong>Martinrive\u003C/strong> (près d’Aywaille).\u003C/p>\n\u003Cp>Les armées ennemies, confiantes après leur victoire à Cologne, ne s’attendent pas à une attaque.\u003C/p>\n\u003Cp>Charles emploie alors une tactique audacieuse : il \u003Cstrong>feint la retraite\u003C/strong> pour attirer les Neustriens hors de leur position défensive. Pensant poursuivre un ennemi en fuite, les troupes de Chilpéric II se lancent à sa poursuite.\u003C/p>\n\u003Cp>C’est à ce moment que Charles se retourne brusquement. Les Austrasiens tendent une \u003Cstrong>embuscade\u003C/strong> et frappent l’armée adverse alors qu’elle est désorganisée.\u003C/p>\n\u003Cp>La surprise est totale. Selon les \u003Cstrong>Annales de Metz\u003C/strong>, les pertes infligées aux forces neustriennes sont considérables.\u003C/p>\n\u003Cp>La victoire de l’Amblève est décisive :\u003C/p>\n\u003Cul>\n\u003Cli>elle redonne confiance aux partisans de Charles\u003C/li>\n\u003Cli>elle marque \u003Cstrong>le début d’une longue série de succès militaires\u003C/strong>.\u003C/li>\n\u003C/ul>\n\u003Cp>Charles Martel y révèle pour la première fois le talent stratégique qui fera sa réputation.\u003C/p>\n\u003Cp>Après la bataille, il parvient même à récupérer une partie du \u003Cstrong>trésor et de la rançon\u003C/strong> que Plectrude avait versés à Chilpéric II et à Ragenfrid lors de la prise de Cologne.\u003C/p>\n\u003Cp>Cette victoire transforme Charles d’un chef rebelle en \u003Cstrong>véritable prétendant au pouvoir\u003C/strong>.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch3>⚔️ 717 : la bataille de Vinchy\u003C/h3>\n\u003Cp>La victoire de \u003Cstrong>l’Amblève (716)\u003C/strong> redonne de la force au parti austrasien. Mais la guerre civile n’est pas terminée. Le roi \u003Cstrong>Chilpéric II\u003C/strong> et le maire du palais \u003Cstrong>Ragenfrid\u003C/strong>, affaiblis par leur défaite, se replient en \u003Cstrong>Neustrie\u003C/strong> pour réorganiser leurs forces.\u003C/p>\n\u003Cp>Charles Martel comprend que la victoire ne sera durable que s’il brise définitivement la coalition neustrienne.\u003C/p>\n\u003Cp>Au lieu de poursuivre immédiatement ses adversaires, il adopte une stratégie prudente. Pendant plusieurs mois, il rassemble une armée plus importante et consolide le soutien de l’aristocratie austrasienne. Au printemps \u003Cstrong>717\u003C/strong>, il estime le moment venu de porter le combat en territoire neustrien.\u003C/p>\n\u003Cp>Charles franchit la frontière et mène une campagne dans la région de \u003Cstrong>Cambrai\u003C/strong>, ravageant les territoires ennemis pour provoquer une réaction. Chilpéric II et Ragenfrid sont contraints de marcher contre lui.\u003C/p>\n\u003Cp>Avant l’affrontement, Charles tente une dernière manœuvre politique : il envoie un messager aux Neustriens et propose la paix, à condition d’être reconnu comme \u003Cstrong>maire du palais\u003C/strong>, héritier de la fonction exercée par son père \u003Cstrong>Pépin de Herstal\u003C/strong>.\u003C/p>\n\u003Cp>La réponse de Chilpéric est catégorique. Selon lui, Pépin avait usurpé le pouvoir et la famille pépinide n’a aucun droit à gouverner le royaume.\u003C/p>\n\u003Cp>La bataille devient alors inévitable.\u003C/p>\n\u003Cp>Les deux armées se rencontrent près du village de \u003Cstrong>Vinchy\u003C/strong>, non loin de Cambrai, le \u003Cstrong>21 mars 717\u003C/strong>, un dimanche de la Passion.\u003C/p>\n\u003Cp>L’affrontement tourne rapidement à l’avantage de Charles Martel. Les Austrasiens infligent une \u003Cstrong>lourde défaite\u003C/strong> aux forces neustriennes. Chilpéric II et Ragenfrid doivent fuir le champ de bataille, poursuivis par l’armée de Charles jusqu’aux environs de \u003Cstrong>Paris\u003C/strong>.\u003C/p>\n\u003Cp>La victoire de Vinchy change profondément l’équilibre politique du royaume.\u003C/p>\n\u003Cp>Fort de ce succès, Charles proclame \u003Cstrong>Clotaire IV\u003C/strong> roi d’Austrasie, afin d’opposer un souverain rival à Chilpéric II. Il impose également ses partisans à des postes clés, notamment en remplaçant l’archevêque de \u003Cstrong>Reims\u003C/strong>, Rigobert, par \u003Cstrong>Milon de Trèves\u003C/strong>.\u003C/p>\n\u003Cp>Cependant, la guerre civile se poursuit encore quelques années. Chilpéric II et Ragenfrid cherchent l’appui du puissant \u003Cstrong>duc d’Aquitaine, Eudes\u003C/strong>. Mais Charles Martel continue d’accumuler les victoires : en \u003Cstrong>719\u003C/strong>, il les bat de nouveau lors de la \u003Cstrong>bataille de Néry\u003C/strong>.\u003C/p>\n\u003Cp>Après cette défaite, l’opposition s’effondre. Ragenfrid se replie à \u003Cstrong>Angers\u003C/strong>, tandis qu’Eudes finit par livrer \u003Cstrong>Chilpéric II\u003C/strong> à Charles.\u003C/p>\n\u003Cp>Charles Martel choisit alors une solution politique habile : après la mort de \u003Cstrong>Clotaire IV\u003C/strong>, il reconnaît Chilpéric II comme \u003Cstrong>roi unique des Francs\u003C/strong>. Le roi conserve la couronne, mais le pouvoir réel appartient désormais au maire du palais.\u003C/p>\n\u003Cp>La victoire de Vinchy marque ainsi une étape décisive : Charles Martel devient le \u003Cstrong>maître du royaume franc\u003C/strong>.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch3>🏰 717 : la prise de Cologne\u003C/h3>\n\u003Cp>Après sa victoire à \u003Cstrong>Vinchy (717)\u003C/strong>, Charles Martel poursuit sa consolidation du pouvoir en Austrasie. L’un des derniers obstacles à son autorité reste la ville de \u003Cstrong>Cologne\u003C/strong>, où la veuve de Pépin de Herstal, \u003Cstrong>Plectrude\u003C/strong>, s’est retranchée.\u003C/p>\n\u003Cp>Depuis la mort de Pépin en 714, Plectrude tente de préserver l’héritage familial en gouvernant au nom de son petit-fils \u003Cstrong>Théodoald\u003C/strong>, qu’elle présente comme le successeur légitime de son grand-père à la mairie du palais. Elle s’appuie pour cela sur le trésor et les ressources accumulés par Pépin de Herstal.\u003C/p>\n\u003Cp>Mais la situation politique a changé : les victoires militaires de Charles Martel ont rallié à sa cause une grande partie de l’aristocratie austrasienne.\u003C/p>\n\u003Cp>Charles marche alors sur \u003Cstrong>Cologne\u003C/strong>, centre du pouvoir pépinide et lieu où se trouve le \u003Cstrong>trésor royal\u003C/strong>. Face à la puissance militaire de Charles et au manque de soutien, \u003Cstrong>Plectrude est contrainte de capituler\u003C/strong>.\u003C/p>\n\u003Cp>Elle accepte de remettre à Charles :\u003C/p>\n\u003Cul>\n\u003Cli>le \u003Cstrong>trésor de Pépin de Herstal\u003C/strong>, essentiel pour financer l’armée et les alliances politiques ;\u003C/li>\n\u003Cli>la reconnaissance de son autorité sur les territoires austrasiens.\u003C/li>\n\u003C/ul>\n\u003Cp>Cette capitulation marque un moment décisif : Charles Martel devient le \u003Cstrong>chef incontesté du parti pépinide\u003C/strong> et le véritable maître de l’Austrasie.\u003C/p>\n\u003Cp>La prise de Cologne lui fournit non seulement les ressources financières nécessaires pour poursuivre la guerre civile, mais aussi la légitimité politique pour prétendre à la fonction de \u003Cstrong>maire du palais\u003C/strong>.\u003C/p>\n\u003Cp>À partir de ce moment, Charles n’est plus seulement un chef rebelle : il apparaît comme le \u003Cstrong>héritier réel du pouvoir de Pépin de Herstal\u003C/strong>.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>⚖️ Une méthode : l’armée, l’Église et les réseaux\u003C/h2>\n\u003Cp>Charles Martel comprend que le pouvoir ne repose plus seulement sur la légitimité royale. Il construit son autorité sur trois piliers essentiels.\u003C/p>\n\u003Ch3>🛡️ L’armée\u003C/h3>\n\u003Cp>Charles est avant tout un \u003Cstrong>chef militaire\u003C/strong>. Ses victoires lui permettent de rallier les guerriers francs et d’imposer son autorité aux régions rebelles.\u003C/p>\n\u003Cp>Il mène de nombreuses campagnes :\u003C/p>\n\u003Cul>\n\u003Cli>contre les \u003Cstrong>Saxons\u003C/strong>\u003C/li>\n\u003Cli>contre les \u003Cstrong>Alamans\u003C/strong>\u003C/li>\n\u003Cli>contre les \u003Cstrong>Bavarois\u003C/strong>\u003C/li>\n\u003Cli>dans le sud de la Gaule.\u003C/li>\n\u003C/ul>\n\u003Cp>Ces campagnes assurent la cohésion du royaume et renforcent le prestige de Charles.\u003C/p>\n\u003Ch3>🏛️ Les aristocraties\u003C/h3>\n\u003Cp>Charles s’appuie sur un réseau d’alliances avec les grandes familles nobles.\u003C/p>\n\u003Cp>Il distribue des \u003Cstrong>terres et des bénéfices\u003C/strong> à ses fidèles, consolidant ainsi un système de fidélité personnelle entre les guerriers et le pouvoir.\u003C/p>\n\u003Cp>Ce mécanisme prépare les structures politiques qui deviendront plus tard celles de la société féodale.\u003C/p>\n\u003Ch3>⛪ L’Église\u003C/h3>\n\u003Cp>Charles comprend aussi l’importance du soutien ecclésiastique.\u003C/p>\n\u003Cp>Il entretient des relations étroites avec les réformateurs religieux et soutient notamment l’action du missionnaire \u003Cstrong>Boniface\u003C/strong>, qui réorganise l’Église dans les régions germaniques.\u003C/p>\n\u003Cp>Cette alliance entre pouvoir politique et autorité religieuse deviendra l’un des piliers de la dynastie carolingienne.\u003C/p>\n\u003Cp>🔍 \u003Cstrong>\u003Ca href=\"/zoom/p4ch10z2\">Zoom – Boniface : réformer l’Église pour stabiliser le royaume\u003C/a>\u003C/strong>\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>🛡️ 732 : Poitiers / Tours, entre histoire et légende\u003C/h2>\n\u003Cp>L’épisode le plus célèbre du règne de \u003Cstrong>Charles Martel\u003C/strong> est la bataille dite de \u003Cstrong>Poitiers\u003C/strong> ou \u003Cstrong>Tours\u003C/strong>, qui se déroule en \u003Cstrong>octobre 732\u003C/strong>.\u003C/p>\n\u003Cp>Depuis la conquête musulmane de la péninsule Ibérique en \u003Cstrong>711\u003C/strong>, les armées issues d’\u003Cstrong>al-Andalus\u003C/strong>, dirigées par des gouverneurs omeyyades, franchissent régulièrement les Pyrénées. Ces expéditions ne visent pas toujours une conquête durable : elles prennent souvent la forme de \u003Cstrong>raids militaires et de pillages\u003C/strong>, qui touchent la Septimanie et les régions du sud de la Gaule.\u003C/p>\n\u003Cp>Au début du VIIIᵉ siècle, ces incursions deviennent plus profondes. Les troupes d’al-Andalus contrôlent déjà plusieurs places importantes au nord des Pyrénées, notamment \u003Cstrong>Narbonne\u003C/strong>, conquise vers \u003Cstrong>719–720\u003C/strong>, qui devient une base stratégique.\u003C/p>\n\u003Cp>Dans ce contexte, le \u003Cstrong>duc d’Aquitaine Eudes (Odo)\u003C/strong> tente de défendre ses territoires. Il remporte une victoire importante à \u003Cstrong>Toulouse en 721\u003C/strong>, mais la pression militaire reste forte.\u003C/p>\n\u003Cp>Vers \u003Cstrong>732\u003C/strong>, une nouvelle expédition est organisée par le gouverneur d’al-Andalus, \u003Cstrong>ʿAbd al-Rahman al-Ghafiqi\u003C/strong>. L’armée traverse les Pyrénées, ravage l’Aquitaine et remonte vers la vallée de la Loire, menaçant notamment la région de \u003Cstrong>Tours\u003C/strong>, où se trouve le prestigieux monastère de \u003Cstrong>Saint-Martin\u003C/strong>, riche centre religieux et économique.\u003C/p>\n\u003Cp>Face à cette menace, Eudes reconnaît qu’il ne peut plus contenir seul l’offensive. Il se résout à appeler à l’aide \u003Cstrong>Charles Martel\u003C/strong>, alors maire du palais et maître de facto du royaume franc.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch3>⚔️ La bataille\u003C/h3>\n\u003Cp>Les deux armées se rencontrent quelque part entre \u003Cstrong>Tours et Poitiers\u003C/strong>, probablement dans une zone boisée et vallonnée.\u003C/p>\n\u003Cp>Les sources médiévales décrivent une armée franque formée en \u003Cstrong>infanterie lourde\u003C/strong>, solidement organisée. Charles Martel choisit une position défensive et attend l’attaque.\u003C/p>\n\u003Cp>Après plusieurs jours d’observation, l’armée d’ʿAbd al-Rahman lance l’assaut.\u003C/p>\n\u003Cp>Les combats sont violents. Les chroniqueurs évoquent une lutte longue et difficile, où les lignes franques résistent aux charges adverses.\u003C/p>\n\u003Cp>Au cours de l’affrontement, \u003Cstrong>ʿAbd al-Rahman al-Ghafiqi est tué\u003C/strong>. La mort du commandant provoque la désorganisation de l’armée andalouse, qui se replie durant la nuit vers le sud.\u003C/p>\n\u003Cp>Le lendemain, les Francs constatent que l’ennemi s’est retiré.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch3>📜 Un événement devenu symbole\u003C/h3>\n\u003Cp>La victoire renforce considérablement le prestige militaire de \u003Cstrong>Charles Martel\u003C/strong>. Elle montre sa capacité à mobiliser les forces du royaume et à coordonner la défense face à une menace extérieure.\u003C/p>\n\u003Cp>Cependant, les historiens modernes nuancent l’interprétation traditionnelle de cette bataille.\u003C/p>\n\u003Cp>Les chroniqueurs carolingiens ont souvent présenté Poitiers comme un \u003Cstrong>tournant décisif de l’histoire de l’Europe chrétienne\u003C/strong>, une bataille qui aurait arrêté définitivement l’expansion musulmane.\u003C/p>\n\u003Cp>En réalité, la situation est plus complexe :\u003C/p>\n\u003Cul>\n\u003Cli>les incursions venues d’al-Andalus continuent encore plusieurs années ;\u003C/li>\n\u003Cli>\u003Cstrong>Narbonne\u003C/strong> reste sous contrôle andalou jusqu’en \u003Cstrong>759\u003C/strong> ;\u003C/li>\n\u003Cli>les conflits dans le sud de la Gaule se poursuivent longtemps après la bataille.\u003C/li>\n\u003C/ul>\n\u003Cp>Poitiers ne met donc pas fin à la présence musulmane au nord des Pyrénées. Elle constitue plutôt une \u003Cstrong>victoire stratégique importante\u003C/strong>, qui renforce l’autorité de Charles Martel et stabilise temporairement la frontière méridionale du royaume franc.\u003C/p>\n\u003Cp>\u003Cimg src=\"https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/e/e7/Steuben_-_Bataille_de_Poitiers.png\" alt=\"Bataille de Poitiers\">\n\u003Cem>Bataille de Poitiers - Public domain, via Wikimedia Commons\u003C/em>\u003C/p>\n\u003Cp>Avec le temps, l’événement deviendra l’un des épisodes les plus célèbres du haut Moyen Âge, symbole du pouvoir militaire des Francs et de l’ascension des \u003Cstrong>Carolingiens\u003C/strong>.\u003C/p>\n\u003Cp>🔍 \u003Cstrong>\u003Ca href=\"/zoom/p4ch10z1\">Zoom – Poitiers 732 : entre histoire et légende\u003C/a>\u003C/strong>\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>🌍 Les campagnes du sud (735–739)\u003C/h2>\n\u003Cp>Après la bataille de \u003Cstrong>Poitiers (732)\u003C/strong>, la situation dans le sud de la Gaule reste instable.\u003Cbr>\nSi l’expédition d’ʿAbd al-Rahman al-Ghafiqi a été repoussée, la présence d’al-Andalus au nord des Pyrénées n’a pas disparu.\u003C/p>\n\u003Cp>Depuis le début du VIIIᵉ siècle, les armées venues d’\u003Cstrong>al-Andalus\u003C/strong> contrôlent plusieurs positions stratégiques dans la région de \u003Cstrong>Septimanie\u003C/strong>, notamment la ville de \u003Cstrong>Narbonne\u003C/strong>, conquise vers \u003Cstrong>719–720\u003C/strong>. Cette région constitue une véritable \u003Cstrong>tête de pont\u003C/strong> pour les expéditions vers la Gaule.\u003C/p>\n\u003Cp>La situation est encore compliquée par les rivalités politiques locales. Certaines élites de \u003Cstrong>Provence\u003C/strong> et de la vallée du \u003Cstrong>Rhône\u003C/strong> cherchent à préserver leur autonomie face au pouvoir franc et n’hésitent pas à s’allier ponctuellement avec les forces venues d’al-Andalus.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch3>⚔️ Les interventions de Charles Martel\u003C/h3>\n\u003Cp>À partir de \u003Cstrong>735\u003C/strong>, Charles Martel intervient directement dans ces régions afin de rétablir l’autorité franque.\u003C/p>\n\u003Cp>Ces campagnes poursuivent plusieurs objectifs :\u003C/p>\n\u003Cul>\n\u003Cli>empêcher les forces andalouses de progresser vers le nord ;\u003C/li>\n\u003Cli>briser les alliances entre les élites locales et les puissances extérieures ;\u003C/li>\n\u003Cli>sécuriser les grands axes stratégiques reliant la vallée du Rhône, la Bourgogne et l’Austrasie.\u003C/li>\n\u003C/ul>\n\u003Cp>Entre \u003Cstrong>736 et 739\u003C/strong>, Charles mène plusieurs expéditions en \u003Cstrong>Provence\u003C/strong> et en \u003Cstrong>Septimanie\u003C/strong>. Ses armées reprennent plusieurs villes et forteresses et affaiblissent les réseaux de pouvoir hostiles.\u003C/p>\n\u003Cp>Pour mener ces opérations, Charles s’appuie parfois sur des alliances extérieures, notamment avec les \u003Cstrong>Lombards\u003C/strong>, afin de contenir l’influence des puissances installées dans le sud.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch3>🏰 Narbonne, la frontière du royaume\u003C/h3>\n\u003Cp>Malgré ces succès, la ville de \u003Cstrong>Narbonne\u003C/strong> reste hors de portée des Francs. Solidement défendue et soutenue par al-Andalus, elle demeure un centre politique et militaire important dans la région.\u003C/p>\n\u003Cp>Narbonne reste donc une \u003Cstrong>frontière durable\u003C/strong> entre les territoires francs et les régions sous influence andalouse.\u003C/p>\n\u003Cp>Ce n’est qu’en \u003Cstrong>759\u003C/strong>, sous le règne de \u003Cstrong>Pépin le Bref\u003C/strong>, fils de Charles Martel, que la ville sera finalement reprise par les Francs.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch3>📜 Une frontière durable\u003C/h3>\n\u003Cp>Les campagnes du sud montrent que le pouvoir de Charles Martel ne se limite pas à la victoire de Poitiers.\u003C/p>\n\u003Cp>Elles illustrent une politique plus large :\u003C/p>\n\u003Cul>\n\u003Cli>stabiliser les frontières du royaume franc ;\u003C/li>\n\u003Cli>renforcer l’autorité du pouvoir pépinide dans les régions périphériques ;\u003C/li>\n\u003Cli>empêcher l’installation durable de puissances concurrentes dans la vallée du Rhône et le sud de la Gaule.\u003C/li>\n\u003C/ul>\n\u003Cp>Ces opérations contribuent à consolider le pouvoir des Pépinides et à préparer les succès militaires et politiques de la génération suivante.\u003C/p>\n\u003Cp>🔍 \u003Cstrong>\u003Ca href=\"/zoom/p4ch10z6\">Zoom – Provence et Septimanie : une frontière militaire permanente\u003C/a>\u003C/strong>\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>🐎 Une nouvelle organisation militaire\u003C/h2>\n\u003Cp>Pour maintenir son armée, Charles développe un système de redistribution de terres appelé \u003Cstrong>beneficium\u003C/strong>.\u003C/p>\n\u003Cp>Ces terres sont confiées à des guerriers ou à des aristocrates en échange de leur service militaire.\u003C/p>\n\u003Cp>Ce système renforce la fidélité des élites et permet de soutenir une armée plus mobile et mieux équipée.\u003C/p>\n\u003Cp>Bien que ce système ne soit pas encore la féodalité classique du Moyen Âge central, il en constitue l’un des \u003Cstrong>prémices institutionnels\u003C/strong>.\u003C/p>\n\u003Cp>🔍 \u003Cstrong>\u003Ca href=\"/zoom/p4ch10z7\">Zoom – Bénéfices et fidélités : les bases du pouvoir carolingien\u003C/a>\u003C/strong>\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>👑 Gouverner sans roi (737–741)\u003C/h2>\n\u003Cp>En \u003Cstrong>737\u003C/strong>, à la mort du roi mérovingien \u003Cstrong>Thierry IV\u003C/strong>, Charles Martel franchit une étape décisive.\u003C/p>\n\u003Cp>Il choisit de \u003Cstrong>ne pas nommer immédiatement un nouveau roi\u003C/strong>.\u003C/p>\n\u003Cp>Le royaume franc fonctionne alors pendant plusieurs années \u003Cstrong>sans roi officiel\u003C/strong>, preuve que l’autorité réelle appartient désormais au maire du palais.\u003C/p>\n\u003Cp>Charles gouverne comme le véritable chef du royaume, même si la dynastie mérovingienne n’est pas encore officiellement renversée.\u003C/p>\n\u003Cp>🔍 \u003Cstrong>\u003Ca href=\"/zoom/p4ch10z3\">Zoom – 737–743 : un royaume sans roi\u003C/a>\u003C/strong>\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>🏰 Vers la dynastie carolingienne\u003C/h2>\n\u003Cp>Lorsque Charles Martel meurt en \u003Cstrong>741\u003C/strong>, il laisse un pouvoir consolidé et une structure politique prête à devenir dynastique.\u003C/p>\n\u003Cp>Ses fils se partagent l’autorité :\u003C/p>\n\u003Cul>\n\u003Cli>\u003Cstrong>Carloman\u003C/strong> reçoit l’Austrasie\u003C/li>\n\u003Cli>\u003Cstrong>Pépin le Bref\u003C/strong> reçoit la Neustrie.\u003C/li>\n\u003C/ul>\n\u003Cp>En \u003Cstrong>743\u003C/strong>, ils réinstallent un roi mérovingien, \u003Cstrong>Childéric III\u003C/strong>, pour donner une façade de légitimité à leur pouvoir.\u003C/p>\n\u003Cp>Mais la transformation est déjà en marche.\u003C/p>\n\u003Cp>En \u003Cstrong>751\u003C/strong>, Pépin le Bref sera sacré roi des Francs, mettant officiellement fin à la dynastie mérovingienne et inaugurant celle des \u003Cstrong>Carolingiens\u003C/strong>.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>🧠 À retenir\u003C/h2>\n\u003Cul>\n\u003Cli>\u003Cstrong>Charles Martel\u003C/strong> gouverne le royaume franc sans être roi.\u003C/li>\n\u003Cli>Il stabilise l’héritage pépinide grâce à ses victoires militaires et à son réseau d’alliances.\u003C/li>\n\u003Cli>La bataille de \u003Cstrong>Poitiers (732)\u003C/strong> renforce son prestige.\u003C/li>\n\u003Cli>Les réformes militaires et les alliances avec l’Église préparent la future dynastie carolingienne.\u003C/li>\n\u003Cli>Sa mort en \u003Cstrong>741\u003C/strong> ouvre la voie au règne de \u003Cstrong>Pépin le Bref\u003C/strong>.\u003C/li>\n\u003C/ul>\n\u003Ch2>Crédit images\u003C/h2>\n\u003Cul>\n\u003Cli>Francia at the death of Pepin of Heristal, 714 - Paul Vidal de La Blache, Public domain, via Wikimedia Commons\u003C/li>\n\u003Cli>Bataille de Poitiers - Charles de Steuben, Public domain, via Wikimedia Commons\u003C/li>\n\u003C/ul>\n",[20,23,26,29,32,35,38,41],{"id":21,"title":22},"p4ch10z1","Poitiers 732 : une bataille, un symbole",{"id":24,"title":25},"p4ch10z2","Boniface : réformer l’Église pour gouverner le royaume",{"id":27,"title":28},"p4ch10z3","737–743 : quand le royaume fonctionne sans roi",{"id":30,"title":31},"p4ch10z4","711–732 : al-Andalus, Narbonne et les raids au nord des Pyrénées",{"id":33,"title":34},"p4ch10z5","Plectrude et Theudoald : comment Charles Martel s’impose (714–717)",{"id":36,"title":37},"p4ch10z6","735–739 : Provence, Septimanie et la guerre du Rhône",{"id":39,"title":40},"p4ch10z7","Bénéfices, Église et guerriers montés : la “réforme militaire” de Charles",{"id":42,"title":43},"p4ch10z8","737–754 : du trône vacant au sacre de Pépin","",true,false,"714 à 741","Après 714, Charles Martel devient l'homme fort du royaume franc. 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