[{"data":1,"prerenderedAt":215},["ShallowReactive",2],{"chapter:p4ch6:fr":3,"chapters:p4:fr":35},{"period":4,"chapter":15},{"id":5,"title":6,"titleEn":7,"titleEs":8,"range":9,"rangeEn":9,"rangeEs":9,"cover":10},"p4","Le Haut Moyen Âge","Early Middle Ages","Alta Edad Media","476 → 987",{"fileName":11,"filePageUrl":12,"imageUrl":13,"sourceLabel":14},"François Louis Dejuinne 08265 baptême de CLovis.JPG","https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Fran%C3%A7ois%20Louis%20Dejuinne%2008265%20bapt%C3%AAme%20de%20CLovis.JPG","/assets/p4-haut-moyen-age-cover.png","Wikimedia Commons",{"id":16,"title":17,"periodId":5,"html":18,"zooms":19,"thumbnailArtworkId":29,"hasEn":30,"isFallback":31,"coverFit":29,"coverPosition":29,"chronicle":32,"realm":29,"seoDescription":33,"thumbnailUrl":34},"p4ch6","Clotaire II : Le survivant et l'Unificateur","\u003Cp>En \u003Cstrong>584\u003C/strong>, à la mort du roi \u003Cstrong>Chilpéric Ier\u003C/strong>, son fils \u003Cstrong>Clotaire II\u003C/strong> n’est qu’un nourrisson de quatre mois.\u003C/p>\n\u003Cp>Dans un monde franc ravagé par près d’un demi-siècle de guerres entre dynasties, personne ne parierait alors sur la survie de cet enfant.\u003C/p>\n\u003Cp>Pourtant, Clotaire II va devenir l’homme qui mettra fin à la \u003Cstrong>sanglante Faide royale\u003C/strong> opposant les descendants de Clotaire Ier.\u003Cbr>\nAprès une jeunesse passée dans la guerre et l’incertitude, il parvient finalement à \u003Cstrong>réunifier l’ensemble du royaume franc\u003C/strong>.\u003C/p>\n\u003Cp>Son règne marque un moment charnière : la fin des grandes guerres mérovingiennes et la mise en place d’un nouvel équilibre politique entre le roi, l’aristocratie et l’Église.\u003C/p>\n\u003Cp>Son long règne (584 → 629) se divise en deux périodes :\u003C/p>\n\u003Cul>\n\u003Cli>une \u003Cstrong>longue minorité fragile\u003C/strong>, sous la protection de sa mère \u003Cstrong>Frédégonde\u003C/strong> et de son oncle \u003Cstrong>Gontran\u003C/strong> ;\u003C/li>\n\u003Cli>puis un \u003Cstrong>triomphe politique\u003C/strong>, qui fait de lui le seul roi de toute la Gaule franque.\u003C/li>\n\u003C/ul>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>⏳ Chronologie du triomphe\u003C/h2>\n\u003Cul>\n\u003Cli>\u003Cstrong>584\u003C/strong> : Naissance de Clotaire II et assassinat de son père. Début de la régence de \u003Cstrong>Frédégonde\u003C/strong>.\u003C/li>\n\u003Cli>\u003Cstrong>593\u003C/strong> : \u003Cstrong>Bataille de Droizy\u003C/strong>. Victoire inattendue de la Neustrie.\u003C/li>\n\u003Cli>\u003Cstrong>597\u003C/strong> : Mort de \u003Cstrong>Frédégonde\u003C/strong>. Clotaire II commence à régner seul.\u003C/li>\n\u003Cli>\u003Cstrong>600\u003C/strong> : \u003Cstrong>Bataille de Dormelles\u003C/strong>. Défaite majeure face à ses cousins.\u003C/li>\n\u003Cli>\u003Cstrong>613\u003C/strong> : Chute et exécution de \u003Cstrong>Brunehaut\u003C/strong>. Clotaire devient roi unique de tous les Francs.\u003C/li>\n\u003Cli>\u003Cstrong>614\u003C/strong> : Proclamation de l’\u003Cstrong>Édit de Paris\u003C/strong>, qui stabilise le royaume.\u003C/li>\n\u003Cli>\u003Cstrong>623\u003C/strong> : Clotaire installe son fils \u003Cstrong>Dagobert Ier\u003C/strong> comme roi d’Austrasie.\u003C/li>\n\u003Cli>\u003Cstrong>629\u003C/strong> : Mort de Clotaire II.\u003C/li>\n\u003C/ul>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>🛡️ La survie de la Neustrie (584–613)\u003C/h2>\n\u003Cp>À la mort de Chilpéric Ier, la situation est critique.\u003C/p>\n\u003Cp>La \u003Cstrong>Neustrie\u003C/strong> est encerclée par ses ennemis :\u003C/p>\n\u003Cul>\n\u003Cli>l’\u003Cstrong>Austrasie\u003C/strong>, dirigée par \u003Cstrong>Brunehaut\u003C/strong> ;\u003C/li>\n\u003Cli>la \u003Cstrong>Burgondie\u003C/strong>, alliée de ses adversaires ;\u003C/li>\n\u003Cli>de nombreux aristocrates hostiles à la dynastie neustrienne.\u003C/li>\n\u003C/ul>\n\u003Cp>\u003Cimg src=\"https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/e/e0/Le_royaume_des_Francs_en_581.png\" alt=\"Le royaume des Francs en 581\">\n\u003Cem>Le royaume des Francs en 581 - Source: Wikimedia Commons\u003C/em>\u003C/p>\n\u003Cp>La survie du royaume repose alors sur deux figures essentielles :\u003C/p>\n\u003Cul>\n\u003Cli>\u003Cstrong>Frédégonde\u003C/strong>, mère de Clotaire ;\u003C/li>\n\u003Cli>\u003Cstrong>Gontran\u003C/strong>, roi de Bourgogne.\u003C/li>\n\u003C/ul>\n\u003Cp>Gontran accepte de protéger l’enfant et reconnaît Clotaire comme héritier légitime, empêchant l’effondrement immédiat de la Neustrie.\u003C/p>\n\u003Cp>Frédégonde dirige alors la résistance avec une redoutable efficacité : alliances politiques, intrigues de cour et élimination des rivaux permettent de maintenir son fils sur le trône.\u003C/p>\n\u003Cp>🔍 \u003Cstrong>\u003Ca href=\"/zoom/p4ch6z1\">Zoom – Frédégonde et Gontran : la régence de tous les dangers\u003C/a>\u003C/strong>\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>🛡️ La protection de Gontran (584–587)\u003C/h2>\n\u003Cp>Après la mort de \u003Cstrong>Chilpéric Ier\u003C/strong>, la situation du jeune Clotaire II est extrêmement fragile.\u003C/p>\n\u003Cp>Le roi \u003Cstrong>Gontran de Bourgogne\u003C/strong> intervient pour empêcher l’effondrement de la Neustrie. Il agit à la fois comme protecteur de l’enfant et comme garant de l’équilibre entre les royaumes francs.\u003C/p>\n\u003Cp>Afin de rétablir l’autorité royale, Gontran envoie son officier \u003Cstrong>Ansoald\u003C/strong> reprendre le contrôle des cités neustriennes abandonnées après la mort de Chilpéric.\u003Cbr>\nCes villes prêtent alors serment de fidélité à \u003Cstrong>Gontran et à Clotaire II\u003C/strong>.\u003C/p>\n\u003Cp>Le roi de Bourgogne tente également de restaurer l’ordre dans l’Église :\u003C/p>\n\u003Cul>\n\u003Cli>il rend son siège à \u003Cstrong>Prétextat\u003C/strong>, évêque de Rouen, injustement déposé ;\u003C/li>\n\u003Cli>il destitue \u003Cstrong>Melaine\u003C/strong>, qui avait été installé à sa place.\u003C/li>\n\u003C/ul>\n\u003Cp>Dans le même temps, certaines cités passent sous influence austrasienne.\u003Cbr>\nDes envoyés de \u003Cstrong>Brunehaut\u003C/strong>, notamment le duc \u003Cstrong>Gararic\u003C/strong> et le chambrier \u003Cstrong>Eberon\u003C/strong>, réussissent à rallier :\u003C/p>\n\u003Cul>\n\u003Cli>\u003Cstrong>Limoges\u003C/strong>\u003C/li>\n\u003Cli>\u003Cstrong>Tours\u003C/strong>\u003C/li>\n\u003Cli>\u003Cstrong>Poitiers\u003C/strong>\u003C/li>\n\u003C/ul>\n\u003Cp>avec l’appui d’évêques influents comme \u003Cstrong>Grégoire de Tours\u003C/strong> et \u003Cstrong>Venance Fortunat\u003C/strong>.\u003C/p>\n\u003Cp>Gontran réagit rapidement : ses armées reprennent ces cités et les réintègrent à son autorité.\u003C/p>\n\u003Cp>Pendant ce temps, \u003Cstrong>Frédégonde\u003C/strong> est tenue à l’écart du pouvoir.\u003Cbr>\nElle est installée dans la \u003Cstrong>villa de Vaudreuil\u003C/strong>, dans le diocèse de Rouen, sous la surveillance de l’évêque Prétextat.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>⛪ Le baptême contesté de Clotaire (585)\u003C/h2>\n\u003Cp>Durant l’été \u003Cstrong>585\u003C/strong>, Gontran revient à \u003Cstrong>Paris\u003C/strong> pour devenir le parrain du jeune Clotaire II.\u003C/p>\n\u003Cp>Afin de confirmer la légitimité du prince, il exige un serment solennel :\u003Cbr>\n\u003Cstrong>Frédégonde\u003C/strong>, trois évêques et près de \u003Cstrong>trois cents aristocrates neustriens\u003C/strong> jurent que Clotaire est bien le fils de Chilpéric.\u003C/p>\n\u003Cp>Malgré cette reconnaissance publique, le baptême est finalement annulé.\u003C/p>\n\u003Cp>Un concile devait initialement se tenir à \u003Cstrong>Troyes\u003C/strong>, mais les évêques austrasiens refusent d’y participer si Clotaire n’est pas exclu de la succession.\u003C/p>\n\u003Cp>Le concile est finalement déplacé à \u003Cstrong>Mâcon\u003C/strong>, où il se réunit le \u003Cstrong>23 octobre 585\u003C/strong>.\u003C/p>\n\u003Cp>\u003Cimg src=\"https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/8/80/Le_concile_de_M%C3%A2con_en_585.svg\" alt=\"Concile de Mâcon en 585\">\n\u003Cem>Concile de Mâcon en 585 - Source: Wikimedia Commons\u003C/em>\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>⚔️ Le retour de Frédégonde (587–592)\u003C/h2>\n\u003Cp>Malgré la surveillance imposée par Gontran, \u003Cstrong>Frédégonde\u003C/strong> parvient à reprendre l’initiative.\u003C/p>\n\u003Cp>À \u003Cstrong>Rouen\u003C/strong>, l’évêque \u003Cstrong>Prétextat\u003C/strong> est attaqué au cours d’une messe et mortellement blessé.\u003C/p>\n\u003Cp>Avant de mourir, il accuse ouvertement Frédégonde d’avoir commandité son assassinat ainsi que ceux de plusieurs rois mérovingiens.\u003C/p>\n\u003Cp>\u003Cimg src=\"https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/5/5b/Fredegund_by_the_Deathbed_of_Bishop_Praetextatus.jpg\" alt=\"Prétextat accuse Frédégonde\">\n\u003Cem>Prétextat accuse Frédégonde - Source: Wikimedia Commons\u003C/em>\u003C/p>\n\u003Cp>Libérée de cette surveillance, la reine entreprend de rallier à son fils les nobles et les évêques de Neustrie.\u003C/p>\n\u003Cp>Elle réinstalle notamment \u003Cstrong>Melaine\u003C/strong> comme évêque de Rouen, malgré l’opposition de Gontran.\u003C/p>\n\u003Cp>Le roi de Bourgogne tente alors d’affaiblir son influence en attirant une partie de l’aristocratie neustrienne dans son camp.\u003C/p>\n\u003Cp>Il parvient notamment à reprendre plusieurs cités importantes :\u003C/p>\n\u003Cul>\n\u003Cli>\u003Cstrong>Angers\u003C/strong>\u003C/li>\n\u003Cli>\u003Cstrong>Saintes\u003C/strong>\u003C/li>\n\u003Cli>\u003Cstrong>Nantes\u003C/strong>\u003C/li>\n\u003C/ul>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>🤝 Le pacte d’Andelot (587)\u003C/h2>\n\u003Cp>Face aux intrigues de Frédégonde, Gontran décide de renforcer son alliance avec l’Austrasie.\u003C/p>\n\u003Cp>En \u003Cstrong>587\u003C/strong>, il conclut avec \u003Cstrong>Childebert II\u003C/strong> le \u003Cstrong>traité d’Andelot\u003C/strong>.\u003C/p>\n\u003Cp>Ce pacte prévoit notamment :\u003C/p>\n\u003Cul>\n\u003Cli>une alliance durable entre Bourgogne et Austrasie ;\u003C/li>\n\u003Cli>une reconnaissance mutuelle des territoires ;\u003C/li>\n\u003Cli>un accord de succession : si l’un des rois meurt sans héritier, l’autre héritera de son royaume.\u003C/li>\n\u003C/ul>\n\u003Cp>Lorsque Gontran meurt en \u003Cstrong>592\u003C/strong>, cet accord permet à \u003Cstrong>Childebert II\u003C/strong> de devenir roi à la fois d’Austrasie et de Bourgogne.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>⚔️ De l’abîme au triomphe : les grandes batailles\u003C/h2>\n\u003Cp>Le début du règne de Clotaire II est une lutte pour la survie.\u003C/p>\n\u003Ch3>Droizy (593)\u003C/h3>\n\u003Cp>Les armées neustriennes affrontent les forces austrasiennes.\u003C/p>\n\u003Cp>Selon les chroniques, les soldats de Clotaire avancent \u003Cstrong>cachés derrière des branches d’arbres\u003C/strong>, donnant l’impression d’une forêt en mouvement.\u003C/p>\n\u003Cp>Cette ruse provoque la panique dans les rangs ennemis et permet une victoire inattendue.\u003C/p>\n\u003Ch3>Dormelles (600)\u003C/h3>\n\u003Cp>Quelques années plus tard, la situation s’inverse.\u003C/p>\n\u003Cp>Clotaire est \u003Cstrong>écrasé\u003C/strong> par les armées de ses cousins \u003Cstrong>Théodebert II\u003C/strong> et \u003Cstrong>Thierry II\u003C/strong>, fils de Childebert II.\u003C/p>\n\u003Cp>La Neustrie est alors réduite à un petit territoire autour de :\u003C/p>\n\u003Cul>\n\u003Cli>\u003Cstrong>Rouen\u003C/strong>\u003C/li>\n\u003Cli>\u003Cstrong>Amiens\u003C/strong>\u003C/li>\n\u003Cli>\u003Cstrong>Beauvais\u003C/strong>\u003C/li>\n\u003C/ul>\n\u003Cp>Pendant plus de \u003Cstrong>treize ans\u003C/strong>, Clotaire reste dans une position de faiblesse extrême.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>⚔️ Les guerres entre Austrasie et Bourgogne (610–612)\u003C/h2>\n\u003Cp>Après la mort de Childebert II en \u003Cstrong>595\u003C/strong>, son royaume est partagé entre ses deux fils :\u003C/p>\n\u003Cul>\n\u003Cli>\u003Cstrong>Thibert II\u003C/strong>, roi d’Austrasie\u003C/li>\n\u003Cli>\u003Cstrong>Thierry II\u003C/strong>, roi de Bourgogne\u003C/li>\n\u003C/ul>\n\u003Cp>Les tensions entre les deux frères finissent par provoquer une guerre ouverte.\u003C/p>\n\u003Cp>En \u003Cstrong>610\u003C/strong>, Thibert obtient d’abord plusieurs victoires.\u003C/p>\n\u003Cp>Mais la situation se renverse rapidement : Thierry II remporte des succès décisifs lors des batailles de \u003Cstrong>Toul\u003C/strong> et de \u003Cstrong>Tolbiac\u003C/strong>.\u003C/p>\n\u003Cp>\u003Cimg src=\"https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/d/d6/Guerre_entre_Thierry_II_%28587-613%29_roi_de_Burgondie_et_Theodobert_son_fr%C3%A8re_en_612.jpg\" alt=\"Guerre entre Austrasie et Bourgogne en 611\">\n\u003Cem>Guerre entre Austrasie et Bourgogne en 612- Source: Wikimedia Commons\u003C/em>\u003C/p>\n\u003Cp>Thibert est capturé puis exécuté avec ses enfants en \u003Cstrong>612\u003C/strong>.\u003C/p>\n\u003Cp>Thierry réunit alors sous son autorité \u003Cstrong>l’Austrasie et la Bourgogne\u003C/strong>, recréant temporairement un vaste royaume.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>⚔️ 613 : la chute de Brunehaut\u003C/h2>\n\u003Cp>Après sa victoire contre son frère en 612, \u003Cstrong>Thierry II\u003C/strong> semble sur le point de reconstituer un vaste royaume franc réunissant \u003Cstrong>l’Austrasie et la Bourgogne\u003C/strong>.\u003C/p>\n\u003Cp>Cependant, cette domination ne dure pas.\u003C/p>\n\u003Cp>En \u003Cstrong>613\u003C/strong>, alors qu’il prépare une campagne contre \u003Cstrong>Clotaire II\u003C/strong>, Thierry meurt brutalement à \u003Cstrong>Metz\u003C/strong>, probablement d’une dysenterie. Sa disparition provoque une crise immédiate.\u003C/p>\n\u003Cp>La reine \u003Cstrong>Brunehaut\u003C/strong>, qui exerce encore une forte influence politique, tente de maintenir son pouvoir en plaçant sur le trône son arrière-petit-fils \u003Cstrong>Sigebert II\u003C/strong>, fils de Thierry.\u003C/p>\n\u003Cp>Mais une grande partie de l’aristocratie austrasienne refuse de continuer à subir son autorité.\u003C/p>\n\u003Cp>Les grands nobles, notamment :\u003C/p>\n\u003Cul>\n\u003Cli>\u003Cstrong>Pépin de Landen\u003C/strong>\u003C/li>\n\u003Cli>\u003Cstrong>Arnoul de Metz\u003C/strong>\u003C/li>\n\u003C/ul>\n\u003Cp>se tournent alors vers \u003Cstrong>Clotaire II\u003C/strong>, roi de Neustrie, et l’invitent à intervenir.\u003C/p>\n\u003Cp>Clotaire marche rapidement vers l’est.\u003Cbr>\nLorsque les deux armées se rencontrent, les troupes austrasiennes refusent de combattre pour Brunehaut.\u003C/p>\n\u003Cp>La reine et les fils de Thierry sont capturés et livrés à Clotaire.\u003C/p>\n\u003Cp>Les enfants sont exécutés (à l’exception de quelques-uns épargnés), tandis que \u003Cstrong>Brunehaut est jugée pour les nombreux assassinats politiques dont on l’accuse\u003C/strong>, notamment ceux de plusieurs rois mérovingiens.\u003C/p>\n\u003Cp>Elle est condamnée à un supplice spectaculaire :\u003Cbr>\naprès avoir été torturée plusieurs jours, elle est \u003Cstrong>attachée à un cheval sauvage qui la traîne jusqu’à la mort\u003C/strong>.\u003C/p>\n\u003Cp>\u003Cimg src=\"https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/4/44/Supplice_de_Brunehaut.jpg\" alt=\"Supplice de Brunehaut\">\n\u003Cem>Supplice de Brunehaut - Source: Wikimedia Commons\u003C/em>\u003C/p>\n\u003Cp>Cette exécution marque symboliquement la fin de la longue \u003Cstrong>faide royale\u003C/strong> entre les dynasties mérovingiennes.\u003C/p>\n\u003Cp>En \u003Cstrong>613\u003C/strong>, pour la première fois depuis le partage de 561, \u003Cstrong>Clotaire II devient l’unique roi de tous les Francs\u003C/strong>.\u003C/p>\n\u003Cp>🔍 \u003Cstrong>\u003Ca href=\"/zoom/p4ch6z2\">Zoom – La fin de Brunehaut : le dernier acte de la tragédie\u003C/a>\u003C/strong>\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>👑 Réorganiser le royaume unifié\u003C/h2>\n\u003Cp>Une fois devenu roi unique, Clotaire II doit reconstruire un royaume profondément divisé.\u003C/p>\n\u003Cp>Il confirme la puissance de plusieurs grandes familles aristocratiques, notamment :\u003C/p>\n\u003Cul>\n\u003Cli>les \u003Cstrong>Pippinides\u003C/strong>\u003C/li>\n\u003Cli>les \u003Cstrong>Arnulfiens\u003C/strong>\u003C/li>\n\u003C/ul>\n\u003Cp>Ces familles joueront bientôt un rôle majeur dans l’histoire franque.\u003C/p>\n\u003Cp>Le roi s’appuie également sur les \u003Cstrong>maires du palais\u003C/strong>, qui deviennent des personnages essentiels de l’administration royale.\u003C/p>\n\u003Cp>À l’origine simples intendants de la cour, ils acquièrent progressivement une influence politique considérable.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>📜 L’Édit de Paris (614)\u003C/h2>\n\u003Cp>Pour stabiliser le royaume, Clotaire II promulgue en \u003Cstrong>614\u003C/strong> un texte majeur : \u003Cstrong>l’Édit de Paris\u003C/strong>.\u003C/p>\n\u003Cp>Cet édit constitue une sorte de pacte entre le roi, l’aristocratie et l’Église.\u003C/p>\n\u003Cp>Le texte prévoit notamment :\u003C/p>\n\u003Cul>\n\u003Cli>que les \u003Cstrong>comtes\u003C/strong> soient choisis parmi les élites locales ;\u003C/li>\n\u003Cli>que les \u003Cstrong>évêques\u003C/strong> jouent un rôle accru dans l’administration ;\u003C/li>\n\u003Cli>que certaines injustices fiscales soient corrigées.\u003C/li>\n\u003C/ul>\n\u003Cp>L’édit permet d’apaiser les tensions après des décennies de guerre.\u003C/p>\n\u003Cp>Mais il renforce également l’influence politique des grandes familles aristocratiques.\u003C/p>\n\u003Cp>🔍 \u003Cstrong>\u003Ca href=\"/zoom/p4ch6z3\">Zoom – L’Édit de Paris : le prix de la paix\u003C/a>\u003C/strong>\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>⛪ Le renouveau spirituel\u003C/h2>\n\u003Cp>Le règne de Clotaire II correspond également à un renouveau religieux.\u003C/p>\n\u003Cp>Les moines venus d’Irlande, menés par \u003Cstrong>Saint Colomban\u003C/strong>, fondent de nombreux monastères dans le royaume.\u003C/p>\n\u003Cp>Ces établissements deviennent :\u003C/p>\n\u003Cul>\n\u003Cli>des centres de prière ;\u003C/li>\n\u003Cli>des foyers culturels ;\u003C/li>\n\u003Cli>des lieux de mise en valeur agricole.\u003C/li>\n\u003C/ul>\n\u003Cp>Le monastère de \u003Cstrong>Luxeuil\u003C/strong> devient l’un des grands centres spirituels de la Gaule mérovingienne.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>👑 Préparer l’avenir : Dagobert\u003C/h2>\n\u003Cp>Dans les dernières années de son règne, Clotaire doit faire face aux revendications des aristocrates d’Austrasie.\u003C/p>\n\u003Cp>Pour calmer les tensions, il accepte en \u003Cstrong>623\u003C/strong> de placer son fils \u003Cstrong>Dagobert Ier\u003C/strong> à la tête du royaume d’Austrasie.\u003C/p>\n\u003Cp>Cette décision prépare la transition vers une nouvelle génération de souverains.\u003C/p>\n\u003Cp>Dagobert deviendra bientôt l’un des plus puissants rois mérovingiens.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>☠️ La mort du roi\u003C/h2>\n\u003Cp>Clotaire II meurt en \u003Cstrong>629\u003C/strong>, après plus de quarante ans de règne.\u003C/p>\n\u003Cp>Son œuvre principale est d’avoir \u003Cstrong>restauré l’unité du royaume franc\u003C/strong> après des décennies de guerres dynastiques.\u003C/p>\n\u003Cp>Cette unité permet l’émergence d’un nouveau moment de stabilité sous le règne de \u003Cstrong>Dagobert Ier\u003C/strong>.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>🧠 À retenir\u003C/h2>\n\u003Cul>\n\u003Cli>\u003Cstrong>Clotaire II\u003C/strong>, fils de Chilpéric et Frédégonde, survit à une enfance extrêmement dangereuse.\u003C/li>\n\u003Cli>En \u003Cstrong>613\u003C/strong>, il met fin à la \u003Cstrong>Faide royale\u003C/strong> et devient \u003Cstrong>roi unique des Francs\u003C/strong>.\u003C/li>\n\u003Cli>L’\u003Cstrong>Édit de Paris (614)\u003C/strong> stabilise le royaume mais renforce l’aristocratie.\u003C/li>\n\u003Cli>Son règne prépare l’essor du royaume sous \u003Cstrong>Dagobert Ier\u003C/strong>.\u003C/li>\n\u003C/ul>\n\u003Ch1>Crédit images\u003C/h1>\n\u003Cul>\n\u003Cli>Portrait de Clotaire II - Raymond Monvoisin, Public domain, via Wikimedia Commons\u003C/li>\n\u003Cli>Le royaume des Francs en 581 - Romain0, Public domain, via Wikimedia Commons\u003C/li>\n\u003Cli>Concile de Mâcon en 585 - Romain0, Public domain, via Wikimedia Commons\u003C/li>\n\u003Cli>Prétextat accuse Frédégonde - GLawrence Alma-Tadema, Public domain, via Wikimedia Commons\u003C/li>\n\u003Cli>Supplice de Brunehaut - Bibliothèque nationale de France, Public domain, via Wikimedia Commons\u003C/li>\n\u003Cli>Guerre entre Austrasie et Bourgogne en 612 - Public domain, via Wikimedia Commons\u003C/li>\n\u003C/ul>\n",[20,23,26],{"id":21,"title":22},"p4ch6z1","Frédégonde et Gontran : La régence de tous les dangers",{"id":24,"title":25},"p4ch6z2","La fin de Brunehaut : Le dernier acte de la tragédie",{"id":27,"title":28},"p4ch6z3","L'Édit de Paris (614) : Le prix de la paix","",true,false,"584 à 629","La fin de la Faide royale et la réunification du royaume franc. En 584 , à la mort du roi Chilpéric Ier , son fils Clotaire II n’est qu’un nourrisson de quatre","/assets/covers/cover-p4ch6.png",{"period":36,"chapters":40},{"id":5,"title":6,"titleEn":7,"titleEs":8,"range":9,"rangeEn":9,"rangeEs":9,"cover":37,"coverArtworkId":39},{"fileName":29,"filePageUrl":29,"imageUrl":38,"sourceLabel":29},"/assets/carousels/p4/Alma-Tadema The Education of the Children of Clovis.jpg","alma-tadema-the-education-of-the-children-of-clovis",[41,47,54,61,67,73,79,85,92,98,105,111,113,119,125,131,137,143,149,155,161,167,173,179,185,191,197,203,209],{"id":42,"title":43,"periodId":5,"thumbnailUrl":44,"thumbnailArtworkId":29,"hasEn":30,"isFallback":31,"teaser":45,"coverFit":29,"coverPosition":29,"chronicle":46,"realm":29,"ready":30},"p4ch1","Clovis : Le Roi qui forge la Gaule","/assets/covers/cover-p4ch1.jpg","Le premier grand roi franc et l'unification de la Gaule.","481 à 511",{"id":48,"title":49,"periodId":5,"thumbnailUrl":50,"thumbnailArtworkId":29,"hasEn":30,"isFallback":31,"teaser":51,"coverFit":29,"coverPosition":29,"chronicle":52,"realm":53,"ready":30},"p4ch2","Thierry Ier : L'héritier de l'Est (Austrasie)","/assets/covers/cover-p4ch2.jpg","Le partage de 511 et la naissance de l'Austrasie.","511 à 534","Austrasie",{"id":55,"title":56,"periodId":5,"thumbnailUrl":57,"thumbnailArtworkId":29,"hasEn":30,"isFallback":31,"teaser":58,"coverFit":29,"coverPosition":29,"chronicle":59,"realm":60,"ready":30},"p4ch2b","Clodomir : Orléans et la guerre de Burgondie","/assets/covers/cover-p4ch2b.png","Division du royaume franc après la mort de Clovis — Source : Wikimedia Commons","511 à 524","Orléans",{"id":62,"title":63,"periodId":5,"thumbnailUrl":64,"thumbnailArtworkId":29,"hasEn":30,"isFallback":31,"teaser":58,"coverFit":29,"coverPosition":29,"chronicle":65,"realm":66,"ready":30},"p4ch2c","Childebert Ier : Paris, alliances et expansion","/assets/covers/cover-p4ch2c.jpg","511 à 558","Paris",{"id":68,"title":69,"periodId":5,"thumbnailUrl":70,"thumbnailArtworkId":29,"hasEn":30,"isFallback":31,"teaser":71,"coverFit":29,"coverPosition":29,"chronicle":72,"realm":53,"ready":30},"p4ch3","Thibert Ier : Le roi d’Austrasie tourné vers Rome","/assets/covers/cover-p4ch3.png","Un roi d'Austrasie, entre Méditerranée, monnaie et ambitions italiennes.","534 à 548",{"id":74,"title":75,"periodId":5,"thumbnailUrl":76,"thumbnailArtworkId":29,"hasEn":30,"isFallback":31,"teaser":77,"coverFit":29,"coverPosition":29,"chronicle":78,"realm":53,"ready":30},"p4ch3b","Thibaut : Un règne bref en Austrasie","/assets/covers/cover-p4ch3b.png","Le royaume des Francs en 548 — Source : Wikimedia Commons","548 à 555",{"id":80,"title":81,"periodId":5,"thumbnailUrl":82,"thumbnailArtworkId":29,"hasEn":30,"isFallback":31,"teaser":83,"coverFit":29,"coverPosition":29,"chronicle":84,"realm":29,"ready":30},"p4ch4","Clotaire Ier : Le dernier fils de Clovis","/assets/covers/cover-p4ch4.jpg","Rivalités mérovingiennes et retour au royaume unique (558).","511 à 561",{"id":86,"title":87,"periodId":5,"thumbnailUrl":88,"thumbnailArtworkId":29,"hasEn":30,"isFallback":31,"teaser":89,"coverFit":29,"coverPosition":29,"chronicle":90,"realm":91,"ready":30},"p4ch5","Chilpéric Ier : L'ambition et la Faide royale","/assets/covers/cover-p4ch5.jpg","Les luttes de pouvoir et la rivalité Frédégonde-Brunehaut après 561.","561 à 584","Neustrie",{"id":93,"title":94,"periodId":5,"thumbnailUrl":95,"thumbnailArtworkId":29,"hasEn":30,"isFallback":31,"teaser":96,"coverFit":29,"coverPosition":29,"chronicle":97,"realm":53,"ready":30},"p4ch5b","Sigebert Ier : Austrasie et guerre des frères","/assets/covers/cover-p4ch5b.jpg","En 561 , le roi Clotaire Ier , dernier fils de Clovis , meurt. 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