[{"data":1,"prerenderedAt":187},["ShallowReactive",2],{"chapter:p5ch13:fr":3,"chapters:p5:fr":55},{"period":4,"chapter":16},{"id":5,"title":6,"titleEn":7,"titleEs":8,"coverArtworkId":9,"range":10,"rangeEn":10,"rangeEs":10,"cover":11},"p5","Le Moyen Âge classique","High Middle Ages","Plena Edad Media","hannibal-alpes","987 → 1453",{"fileName":12,"filePageUrl":13,"imageUrl":14,"sourceLabel":15},"Facade-notre-dame-paris-ciel-bleu.JPG","https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Facade-notre-dame-paris-ciel-bleu.JPG","/assets/p5-moyen-age-classique-cover.png","Wikimedia Commons",{"id":17,"title":18,"periodId":5,"html":19,"zooms":20,"thumbnailArtworkId":48,"hasEn":49,"isFallback":50,"coverFit":51,"coverPosition":51,"chronicle":52,"realm":51,"seoDescription":53,"thumbnailUrl":54},"p5ch13","Philippe V le Long : stabiliser le royaume après la crise (1316–1322)","\u003Cp>L’avènement de \u003Cstrong>Philippe V\u003C/strong>, dit \u003Cem>le Long\u003C/em>, en \u003Cstrong>1316\u003C/strong>, s’inscrit dans un contexte de crise dynastique sans précédent pour la monarchie capétienne. À la mort de \u003Cstrong>Louis X le Hutin\u003C/strong>, puis de son fils posthume \u003Cstrong>Jean Ier\u003C/strong>, la succession au trône de France soulève une question majeure : celle de la transmission de la couronne en l’absence d’héritier masculin durable. L’accession de Philippe, frère de Louis X, marque ainsi une étape décisive dans l’affirmation du principe selon lequel la couronne ne peut être transmise par les femmes ni à travers elles.\u003C/p>\n\u003Cp>Le nouveau roi hérite d’un royaume encore puissamment structuré par l’œuvre de \u003Cstrong>Philippe le Bel\u003C/strong>, mais fragilisé par les tensions accumulées au cours des règnes précédents. Les difficultés fiscales, les mécontentements nobiliaires, la question flamande, les séquelles de l’affaire des Templiers et les incertitudes de succession pèsent sur l’équilibre du royaume. Dans ce contexte, Philippe V doit à la fois affermir la légitimité de son pouvoir et restaurer une forme de stabilité politique.\u003C/p>\n\u003Cp>Surnommé \u003Cstrong>« le Long »\u003C/strong>, Philippe apparaît généralement comme un souverain plus méthodique et plus politique que son frère aîné. Son règne, bien que relativement bref, est marqué par une volonté de réorganisation administrative, de rationalisation du gouvernement et de consolidation de l’autorité royale. Moins dramatique que celui de \u003Cstrong>Louis X\u003C/strong>, moins conflictuel en apparence que celui de \u003Cstrong>Philippe le Bel\u003C/strong>, il joue néanmoins un rôle essentiel dans l’évolution des institutions capétiennes.\u003C/p>\n\u003Cp>\u003Cimg src=\"https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/3/31/Couronnement_de_Philippe_V_le_Long.png\" alt=\"Avènement de roi Philippe V\" class=\"kb-img-contain\">\n\u003Cem>Avènement de roi Philippe V: Unknown 14th-c. French artist, Public domain, via Wikimedia Commons\u003C/em>\u003C/p>\n\u003Cp>Le règne de \u003Cstrong>Philippe V\u003C/strong> se caractérise ainsi par une recherche d’ordre et d’efficacité. Le roi s’efforce de rétablir les finances, de mieux encadrer les officiers, de renforcer le fonctionnement de l’administration royale et de stabiliser le royaume après plusieurs années d’incertitude. Son gouvernement s’inscrit dans la continuité de la monarchie administrative bâtie par son père, tout en cherchant à corriger certaines de ses tensions les plus vives.\u003C/p>\n\u003Cp>Le règne de \u003Cstrong>Philippe le Long\u003C/strong> occupe ainsi une place importante dans les dernières années de la dynastie capétienne directe. Il confirme la solidité des institutions royales, mais il montre aussi que la question successorale est désormais devenue centrale dans l’équilibre politique du royaume. À travers lui se poursuit la lente transformation de la monarchie capétienne en un État plus ordonné, plus juridique et plus étroitement contrôlé depuis le centre.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>I. 1316–1318 : régence, accession au trône et premières réformes de Philippe V\u003C/h2>\n\u003Cp>L’accession de \u003Cstrong>Philippe V le Long\u003C/strong> se déroule dans un contexte d’extrême incertitude dynastique. À la mort de \u003Cstrong>Louis X le Hutin\u003C/strong>, le comte de \u003Cstrong>Poitiers\u003C/strong>, frère du roi défunt, revient rapidement à \u003Cstrong>Paris\u003C/strong> afin d’exercer la \u003Cstrong>régence\u003C/strong> dans l’attente de la naissance de l’enfant posthume de la reine \u003Cstrong>Clémence de Hongrie\u003C/strong>. Son retour dans la capitale, en \u003Cstrong>juillet 1316\u003C/strong>, lui permet de prendre en main le gouvernement du royaume au moment où se joue l’avenir de la succession capétienne.\u003C/p>\n\u003Cp>Dans le même temps, Philippe intervient aussi dans les affaires de l’Église. En \u003Cstrong>juin 1316\u003C/strong>, alors qu’il séjourne à \u003Cstrong>Lyon\u003C/strong>, il fait pression sur le conclave réuni pour l’élection du nouveau pape, au point de faire murer les accès du lieu de réunion afin d’accélérer la désignation du pontife. Le \u003Cstrong>7 août 1316\u003C/strong>, les cardinaux élisent finalement \u003Cstrong>Jacques Duèse\u003C/strong>, qui prend le nom de \u003Cstrong>Jean XXII\u003C/strong>. Installé durablement à \u003Cstrong>Avignon\u003C/strong>, celui-ci développe une curie plus centralisée et renforce la fiscalité pontificale, donnant une nouvelle ampleur à la papauté avignonnaise.\u003C/p>\n\u003Cp>Pendant la régence, Philippe doit également faire face à des tensions nobiliaires. Le \u003Cstrong>30 octobre 1316\u003C/strong>, il prend l’\u003Cstrong>oriflamme\u003C/strong> à \u003Cstrong>Saint-Denis\u003C/strong> et marche contre \u003Cstrong>Robert d’Artois\u003C/strong>, engagé dans un nouveau conflit contre sa tante \u003Cstrong>Mahaut d’Artois\u003C/strong>. Cette démonstration d’autorité aboutit à la soumission du comte, qui se constitue prisonnier. L’épisode révèle la volonté du futur roi de restaurer l’ordre après les troubles de la fin du règne précédent.\u003C/p>\n\u003Cp>La crise successorale atteint son point culminant à l’automne. Le \u003Cstrong>15 novembre 1316\u003C/strong>, la reine donne naissance à un fils, \u003Cstrong>Jean Ier\u003C/strong>, dit plus tard \u003Cstrong>Jean le Posthume\u003C/strong>, qui devient immédiatement roi. Toutefois, l’enfant meurt dès le \u003Cstrong>19 novembre\u003C/strong>. Philippe de Poitiers est alors proclamé roi sous le nom de \u003Cstrong>Philippe V\u003C/strong>. Cette succession est ensuite consolidée par une assemblée de notables réunie au début de \u003Cstrong>1317\u003C/strong>, qui affirme le principe selon lequel \u003Cstrong>les femmes ne succèdent pas à la couronne de France\u003C/strong>. Cette décision écarte \u003Cstrong>Jeanne de Navarre\u003C/strong>, fille de Louis X, et constitue une étape décisive dans la formulation du principe de masculinité successorale, réinterprété plus tard comme relevant de la « loi salique ».\u003C/p>\n\u003Cp>Le nouveau souverain est sacré à \u003Cstrong>Reims\u003C/strong> le \u003Cstrong>9 janvier 1317\u003C/strong>, en même temps que son épouse \u003Cstrong>Jeanne de Bourgogne\u003C/strong>. Son règne s’ouvre ainsi sous le signe de la légitimation dynastique et de la consolidation institutionnelle. Le rattachement du \u003Cstrong>comté de Bourgogne\u003C/strong> à la sphère capétienne par le mariage royal contribue à renforcer encore le poids territorial et politique de la dynastie.\u003C/p>\n\u003Cp>Les premières années du règne sont marquées par une volonté de réorganisation du royaume. En \u003Cstrong>1317\u003C/strong>, le pape \u003Cstrong>Jean XXII\u003C/strong>, par la bulle \u003Cem>Sane considerante\u003C/em> du \u003Cstrong>25 juin\u003C/strong>, érige \u003Cstrong>Toulouse\u003C/strong> en archevêché et crée plusieurs nouveaux évêchés dans le Midi. Cette réorganisation ecclésiastique accompagne l’encadrement plus étroit d’une région de longue date au cœur de l’affirmation monarchique et de la lutte contre l’hérésie.\u003C/p>\n\u003Cp>En \u003Cstrong>1318\u003C/strong>, \u003Cstrong>Philippe V\u003C/strong> poursuit cette politique de rationalisation. Le \u003Cstrong>23 janvier\u003C/strong>, le \u003Cstrong>Grand Conseil\u003C/strong> prononce l’\u003Cstrong>affranchissement des serfs du domaine royal\u003C/strong>, prolongeant dans un autre cadre les mesures prises sous \u003Cstrong>Louis X\u003C/strong> en faveur de la liberté personnelle. Le \u003Cstrong>25 février\u003C/strong>, une ordonnance royale mentionne explicitement la \u003Cstrong>gabelle\u003C/strong>, impôt sur le sel appelé à jouer un rôle croissant dans les finances monarchiques. Enfin, l’\u003Cstrong>ordonnance de Pontoise\u003C/strong> du \u003Cstrong>18 juillet 1318\u003C/strong> réorganise le \u003Cstrong>Conseil du roi\u003C/strong>, témoignant de la volonté du souverain de mieux structurer les instruments du gouvernement central.\u003C/p>\n\u003Cp>Ainsi, entre \u003Cstrong>1316\u003C/strong> et \u003Cstrong>1318\u003C/strong>, le règne de \u003Cstrong>Philippe V le Long\u003C/strong> s’ouvre par une double affirmation : celle de sa \u003Cstrong>légitimité dynastique\u003C/strong>, dans un contexte de succession contestée, et celle d’un pouvoir royal soucieux de \u003Cstrong>restaurer l’ordre\u003C/strong>, de \u003Cstrong>réorganiser l’administration\u003C/strong> et de consolider les principes de gouvernement hérités de la monarchie de \u003Cstrong>Philippe le Bel\u003C/strong>.\u003C/p>\n\u003Ch2>II. 1320–1321 : reprise en main du domaine royal et poussées de violence dans le Midi\u003C/h2>\n\u003Cp>À la fin du règne de \u003Cstrong>Philippe V le Long\u003C/strong>, la monarchie poursuit son effort de consolidation administrative et domaniale, tout en étant confrontée à de violents troubles populaires et religieux dans le Midi. Ces années voient à la fois un renforcement de l’autorité royale sur certaines terres contestées, une stabilisation relative des rapports avec la \u003Cstrong>Flandre\u003C/strong>, et une montée des persécutions contre les \u003Cstrong>Juifs\u003C/strong> et les \u003Cstrong>lépreux\u003C/strong> dans plusieurs régions du royaume.\u003C/p>\n\u003Cp>Le \u003Cstrong>24 février 1320\u003C/strong>, en application d’une décision prise dès \u003Cstrong>1318\u003C/strong>, un arrêt du \u003Cstrong>Parlement de Paris\u003C/strong> prescrit le retour au domaine royal des châteaux, terres et droits qui avaient fait l’objet de donations sous \u003Cstrong>Philippe III le Hardi\u003C/strong> et \u003Cstrong>Philippe IV le Bel\u003C/strong>. Cette mesure s’inscrit dans une politique plus large de reconstitution du domaine de la couronne et de limitation des aliénations consenties par les règnes précédents.\u003C/p>\n\u003Cp>La même année, la question flamande connaît un apaisement relatif. Le \u003Cstrong>5 mai 1320\u003C/strong>, le comte \u003Cstrong>Robert de Béthune\u003C/strong>, venu à \u003Cstrong>Paris\u003C/strong>, renonce à la \u003Cstrong>Flandre gallicante\u003C/strong> et jure fidélité au roi de France. Cet acte marque une étape importante dans le règlement du long contentieux entre la monarchie capétienne et le comté de Flandre après les conflits des décennies précédentes.\u003C/p>\n\u003Cp>\u003Cimg src=\"https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/b/b0/Croisade_des_Pastoreaux_Britisch_Librairy.jpg\" alt=\"Croisade des Pastoreaux\" class=\"kb-img-contain\">\n\u003Cem>Miniature représentant des Pastoureaux assiégeant Verdun-sur-Garonne en Languedoc en 1320, où ils tuent 500 Juifs. Un bébé est lancé du haut de la tour en flammes. La page a pour titre “De la meute des pastoureaux”. Manuscrit enluminé, Chroniques de France ou de St-Denis, British Library Royal, Public domain, via Wikimedia Commons\u003C/em>\u003C/p>\n\u003Cp>Cependant, l’année \u003Cstrong>1320\u003C/strong> est aussi marquée par une forte agitation populaire. À partir du mois de \u003Cstrong>juin\u003C/strong>, le mouvement des \u003Cstrong>Pastoureaux\u003C/strong> se répand dans le sud du royaume. Des bandes armées entrent à \u003Cstrong>Albi\u003C/strong> le \u003Cstrong>25 juin\u003C/strong>, puis à \u003Cstrong>Carcassonne\u003C/strong> le \u003Cstrong>29 juin\u003C/strong>, avant d’étendre leurs violences vers la \u003Cstrong>Navarre\u003C/strong>, les provinces basques, le sud de l’\u003Cstrong>Aquitaine\u003C/strong> et le \u003Cstrong>Languedoc\u003C/strong>. Sous couvert d’élan religieux ou de croisade populaire, ces groupes s’en prennent aux \u003Cstrong>Juifs\u003C/strong>, à leurs quartiers, ainsi qu’aux \u003Cstrong>lépreux\u003C/strong>, dans un climat de panique et de désordre.\u003C/p>\n\u003Cp>Cette poussée de violence trouve un prolongement en \u003Cstrong>1321\u003C/strong>. Le \u003Cstrong>24 juin\u003C/strong>, en \u003Cstrong>Aquitaine\u003C/strong>, les lépreux sont accusés d’avoir été soudoyés par les Juifs pour empoisonner les sources et les fontaines. La rumeur se diffuse rapidement et entraîne de nouvelles persécutions en \u003Cstrong>Aquitaine\u003C/strong> comme en \u003Cstrong>Languedoc\u003C/strong>. Ces accusations, sans fondement, participent d’un imaginaire de complot très présent dans les sociétés médiévales en temps de tension et contribuent à justifier l’extension des violences contre des groupes déjà marginalisés.\u003C/p>\n\u003Cp>Ainsi, les années \u003Cstrong>1320–1321\u003C/strong> illustrent un double mouvement caractéristique de la fin du règne de \u003Cstrong>Philippe V\u003C/strong> : d’un côté, une monarchie soucieuse de restaurer son domaine et d’imposer son autorité dans les marges du royaume ; de l’autre, une société traversée par des peurs collectives, des violences populaires et des persécutions religieuses qui révèlent la fragilité persistante de l’ordre politique et social.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>III. 1322 : fin du règne et nouvelle transition capétienne\u003C/h2>\n\u003Cp>La dernière année du règne de \u003Cstrong>Philippe V le Long\u003C/strong> s’inscrit dans la continuité d’un gouvernement soucieux de réorganisation administrative et de consolidation monarchique, mais elle débouche surtout sur une nouvelle rupture dynastique. Comme son frère \u003Cstrong>Louis X\u003C/strong>, Philippe V meurt sans laisser de fils survivant, ce qui rouvre la question de la succession à la tête du royaume.\u003C/p>\n\u003Cp>Le \u003Cstrong>3 janvier 1322\u003C/strong>, \u003Cstrong>Philippe V\u003C/strong> meurt à l’abbaye de \u003Cstrong>Longchamp\u003C/strong>, près de Paris. Son règne, commencé dans les incertitudes de la succession de \u003Cstrong>1316\u003C/strong>, s’achève après un peu plus de cinq années de gouvernement. Bien que relativement bref, il a été marqué par une volonté constante de rétablir l’ordre dans le royaume, de renforcer le fonctionnement des institutions royales et de mieux encadrer les finances ainsi que le domaine de la couronne.\u003C/p>\n\u003Cp>Sous son autorité, la monarchie a poursuivi l’œuvre administrative engagée sous \u003Cstrong>Philippe le Bel\u003C/strong>, tout en cherchant à corriger certains déséquilibres hérités des règnes précédents. La réorganisation du \u003Cstrong>Conseil du roi\u003C/strong>, l’affirmation du rôle du \u003Cstrong>Parlement\u003C/strong>, le retour au domaine royal de plusieurs terres aliénées et l’encadrement plus méthodique des agents de la couronne témoignent de cette orientation. Son règne a également vu l’affermissement du principe selon lequel la couronne de France ne peut être transmise par les femmes ni à travers elles, principe formulé lors de son avènement et appelé à jouer un rôle majeur dans l’histoire dynastique française.\u003C/p>\n\u003Cp>Cependant, malgré cette œuvre de consolidation, Philippe V ne laisse pas d’héritier mâle. Sa mort entraîne donc l’accession au trône de son frère cadet, \u003Cstrong>Charles IV\u003C/strong>, dernier fils de \u003Cstrong>Philippe le Bel\u003C/strong>, qui devient roi de France sous le nom de \u003Cstrong>Charles IV le Bel\u003C/strong>. Cette nouvelle succession entre frères confirme la solidité immédiate de la dynastie capétienne, mais elle souligne aussi sa fragilité croissante, puisque la transmission directe de père en fils est désormais interrompue pour la deuxième fois en quelques années.\u003C/p>\n\u003Cp>Le règne de \u003Cstrong>Philippe V le Long\u003C/strong> apparaît ainsi comme une phase de stabilisation relative entre deux règnes brefs. Moins spectaculaire que celui de \u003Cstrong>Philippe le Bel\u003C/strong>, moins agité que celui de \u003Cstrong>Louis X\u003C/strong>, il n’en a pas moins contribué à consolider les mécanismes institutionnels de la monarchie capétienne. Sa mort ouvre toutefois une nouvelle période d’incertitude, à quelques années seulement de l’extinction définitive de la lignée directe des Capétiens.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>À retenir\u003C/h2>\n\u003Cul>\n\u003Cli>\u003Cstrong>1316\u003C/strong> : \u003Cstrong>Philippe V le Long\u003C/strong> devient roi après une \u003Cstrong>crise successorale\u003C/strong> et l’exclusion de \u003Cstrong>Jeanne de Navarre\u003C/strong>.\u003C/li>\n\u003Cli>\u003Cstrong>1316–1317\u003C/strong> : son avènement renforce le principe selon lequel \u003Cstrong>la couronne de France ne se transmet pas par les femmes\u003C/strong>.\u003C/li>\n\u003Cli>\u003Cstrong>1318\u003C/strong> : il consolide la monarchie par des \u003Cstrong>réformes administratives\u003C/strong>, notamment la réorganisation du \u003Cstrong>Conseil du roi\u003C/strong>.\u003C/li>\n\u003Cli>\u003Cstrong>1318–1320\u003C/strong> : son règne voit aussi le renforcement de la fiscalité royale, avec la mention de la \u003Cstrong>gabelle\u003C/strong> et la reprise en main du domaine.\u003C/li>\n\u003Cli>\u003Cstrong>1320–1321\u003C/strong> : les \u003Cstrong>Pastoureaux\u003C/strong> et les persécutions contre les \u003Cstrong>Juifs\u003C/strong> et les \u003Cstrong>lépreux\u003C/strong> marquent la fin de son règne.\u003C/li>\n\u003Cli>\u003Cstrong>1322\u003C/strong> : Philippe V meurt sans héritier mâle, et son frère \u003Cstrong>Charles IV le Bel\u003C/strong> lui succède.\u003C/li>\n\u003C/ul>\n",[21,24,27,30,33,36,39,42,45],{"id":22,"title":23},"p5ch13z1","1316–1317 : régence, décision de succession et sacre",{"id":25,"title":26},"p5ch13z2","Succession : le “principe de masculinité” se durcit",{"id":28,"title":29},"p5ch13z3","Administrer et contrôler : réformes de gouvernement",{"id":31,"title":32},"p5ch13z4","1315–1317 : disette et tensions sociales",{"id":34,"title":35},"p5ch13z5","1320 : Pastoureaux, violence et ordre public",{"id":37,"title":38},"p5ch13z6","1321 : peurs collectives et crise de confiance",{"id":40,"title":41},"p5ch13z7","1322 : mort de Philippe V et succession de Charles IV",{"id":43,"title":44},"p5ch13z8","1320 : Flandre et Angleterre, hommages et mariages",{"id":46,"title":47},"p5ch13z9","Jean XXII et projets de croisade (1316–1320)","cover-p5ch13",true,false,"","1316 à 1322","Règle de succession, administration et maintien de l’ordre (1316–1322). 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