
Marseille et les Phocéens · L’ANTIQUITÉ
Avant l’arrivée des Grecs, les Gaulois buvaient surtout de la bière de céréales (la cervoise) ou de l’hydromel. Ce sont les Phocéens qui ont apporté dans leurs cales les deux piliers de la civilisation méditerranéenne : la vigne et l’olivier.
Pour les Gaulois, le vin est une révélation. Il devient rapidement un symbole de prestige pour les chefs et les guerriers. Comme les Gaulois ne savent pas encore cultiver la vigne à grande échelle, ils importent des quantités massives de vin de Marseille et d’Italie.
Le commerce est florissant : on raconte qu’un esclave gaulois pouvait être échangé contre une seule amphore de vin italien !
Pour transporter ce précieux liquide sur les fleuves et les routes, les Grecs utilisent des amphores en terre cuite. On en a retrouvé des milliers au fond de la mer (dans des épaves) ou enterrées près des anciens villages gaulois.
Grâce à ces amphores, les archéologues peuvent aujourd’hui tracer précisément les routes commerciales qui remontaient le Rhône jusqu’au cœur de la Bourgogne.
Amphores grecques de Marseille retrouvées lors de fouilles sous-marines.
L’olivier, lui aussi, s’acclimate parfaitement au soleil de Provence. L’huile d’olive ne sert pas seulement à cuisiner ; elle est indispensable pour :
En quelques siècles, les collines de Provence se couvrent de vignes et d’oliviers, changeant pour toujours le paysage du sud de la France. Ce savoir-faire, transmis par les Grecs puis développé par les Romains, est à l’origine de la réputation mondiale de la France pour sa gastronomie et ses vins.