.jpg?width=512)
Jules César et Vercingétorix · L’ANTIQUITÉ
Le siège d’Alésia (–52 av. J.-C.) reste dans les manuels militaires comme l’un des plus incroyables exemples de travaux de fortification de l’histoire.
Quand Vercingétorix se réfugie sur le plateau d’Alésia avec 80 000 hommes, César décide de ne pas attaquer de front. Il veut affamer les Gaulois. Pour cela, il ordonne la construction de deux lignes de murs géantes :
Reconstitution des lignes de fortifications et d’un camp romain à Alésia.
Pour renforcer ses défenses, César fait creuser des milliers de pièges devant ses murs :
Schéma des pièges redoutables installés par les légions de César (Lilia, Stimuli, Cippi).
À l’intérieur de l’oppidum, la nourriture manque vite. Vercingétorix prend alors une décision terrible : il fait sortir de la ville les femmes, les enfants et les vieillards (les “bouches inutiles”) en espérant que César les laissera passer.
Mais César refuse. Ces milliers d’innocents se retrouvent bloqués dans le “no man’s land” entre les deux armées, mourant de faim et de soif sous les yeux de leurs proches.
L’armée de secours gauloise finit par arriver (environ 240 000 hommes). Les Romains se retrouvent alors assiégés à leur tour dans leur propre camp ! Le combat est titanesque, mais la discipline des légions et le génie de César l’emportent. L’armée de secours s’enfuit, laissant Vercingétorix seul face à son destin.