[{"data":1,"prerenderedAt":25},["ShallowReactive",2],{"zoom:p4ch10z4-711-732-al-andalus-narbonne-et-les-raids-au-nord-des-pyrenees:fr":3},{"period":4,"chapter":15,"zoom":18},{"id":5,"title":6,"titleEn":7,"titleEs":8,"range":9,"rangeEn":9,"rangeEs":9,"cover":10},"p4","Le Haut Moyen Âge","Early Middle Ages","Alta Edad Media","476 → 987",{"fileName":11,"filePageUrl":12,"imageUrl":13,"sourceLabel":14},"François Louis Dejuinne 08265 baptême de CLovis.JPG","https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Fran%C3%A7ois%20Louis%20Dejuinne%2008265%20bapt%C3%AAme%20de%20CLovis.JPG","/assets/p4-haut-moyen-age-cover.png","Wikimedia Commons",{"id":16,"title":17},"p4ch10","Charles Martel : Gouverner sans couronne (714–741)",{"id":19,"title":20,"chapterId":16,"html":21,"hasEn":22,"isFallback":23,"seoDescription":24},"p4ch10z4","711–732 : al-Andalus, Narbonne et les raids au nord des Pyrénées","\u003Cp>Au début du VIIIe siècle, la Gaule n’est pas isolée : elle est au contact d’un espace politique en plein essor, issu de la conquête de la péninsule Ibérique. Pour comprendre 732, il faut replacer Charles Martel dans ce contexte plus large.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>🧭 De la péninsule Ibérique à la Septimanie\u003C/h2>\n\u003Cp>À partir de \u003Cstrong>711\u003C/strong>, des forces \u003Cstrong>arabes et berbères\u003C/strong> venues d’Afrique du Nord prennent pied en Ibérie et installent l’espace d’\u003Cstrong>al-Andalus\u003C/strong>. Une fois la conquête largement avancée, des expéditions franchissent les Pyrénées. Au nord, la zone la plus durablement touchée est la \u003Cstrong>Gaule narbonnaise\u003C/strong> (Septimanie), où \u003Cstrong>Narbonne\u003C/strong> passe sous contrôle omeyyade vers \u003Cstrong>719–720\u003C/strong>.\u003C/p>\n\u003Cp>Cette implantation n’est pas seulement militaire : elle ouvre des routes, des points d’appui et des circuits économiques entre Méditerranée et Europe occidentale.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>⚔️ Une frontière faite de raids et d’alliances\u003C/h2>\n\u003Cp>Les conflits au nord des Pyrénées ne se résument pas à une bataille unique. Ils alternent :\u003C/p>\n\u003Cul>\n\u003Cli>\u003Cstrong>incursions\u003C/strong> et expéditions de pillage,\u003C/li>\n\u003Cli>\u003Cstrong>sièges\u003C/strong> et prises de points stratégiques,\u003C/li>\n\u003Cli>\u003Cstrong>alliances\u003C/strong> locales et rivalités entre pouvoirs régionaux.\u003C/li>\n\u003C/ul>\n\u003Cp>En \u003Cstrong>721\u003C/strong>, par exemple, une armée venue d’al-Andalus est battue à \u003Cstrong>Toulouse\u003C/strong> par le duc d’Aquitaine \u003Cstrong>Eudes\u003C/strong>, ce qui montre que la résistance ne dépend pas uniquement des Francs.\u003C/p>\n\u003Cp>Au milieu des années 720, certaines sources rapportent aussi des \u003Cstrong>raids\u003C/strong> plus au nord, jusqu’en Bourgogne (souvent citée : \u003Cstrong>Autun\u003C/strong> en 725). Les détails précis (itinéraires exacts, cibles comme Sens) varient selon les traditions et doivent être lus avec prudence, mais l’idée générale est claire : la frontière n’est pas fixe, elle bouge au rythme des campagnes.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>👤 ʿAbd al-Rahman al-Ghafiqi et la campagne de 732\u003C/h2>\n\u003Cp>Au début des années 730, le wali d’al-Andalus \u003Cstrong>ʿAbd al-Rahman al-Ghafiqi\u003C/strong> conduit une expédition majeure vers le nord. Elle remonte vers le centre de la Gaule et rencontre les forces franques (et des alliés) dans la zone \u003Cstrong>Tours–Poitiers\u003C/strong>.\u003C/p>\n\u003Cp>La bataille de \u003Cstrong>732\u003C/strong> renforce l’autorité de Charles Martel. Mais elle devient aussi un objet de mémoire : les récits postérieurs ont parfois grossi son caractère “décisif”, au point d’en faire une rupture absolue, alors que la frontière reste vivante et contestée.\u003C/p>\n\u003Cp>Dans certaines traditions arabes, la bataille est associée au nom \u003Cstrong>Balāṭ al‑Shuhadāʾ\u003C/strong> (“le pavé des martyrs”), une expression discutée dont le sens exact et l’application varient selon les sources.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>🧠 À retenir\u003C/h2>\n\u003Cul>\n\u003Cli>La prise de Narbonne (719–720) installe une présence omeyyade durable en Gaule narbonnaise.\u003C/li>\n\u003Cli>La frontière fonctionne par campagnes, raids et alliances, pas par un choc unique.\u003C/li>\n\u003Cli>732 est un tournant pour Charles, mais sa portée est aussi construite par la mémoire.\u003C/li>\n\u003C/ul>\n",true,false,"Au début du VIIIe siècle, la Gaule n’est pas isolée : elle est au contact d’un espace politique en plein essor, issu de la conquête de la péninsule Ibérique.",1778543085726]