[{"data":1,"prerenderedAt":25},["ShallowReactive",2],{"zoom:p4ch19z2-911-la-lotharingie-sous-charles-le-simple:fr":3},{"period":4,"chapter":15,"zoom":18},{"id":5,"title":6,"titleEn":7,"titleEs":8,"range":9,"rangeEn":9,"rangeEs":9,"cover":10},"p4","Le Haut Moyen Âge","Early Middle Ages","Alta Edad Media","476 → 987",{"fileName":11,"filePageUrl":12,"imageUrl":13,"sourceLabel":14},"François Louis Dejuinne 08265 baptême de CLovis.JPG","https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Fran%C3%A7ois%20Louis%20Dejuinne%2008265%20bapt%C3%AAme%20de%20CLovis.JPG","/assets/p4-haut-moyen-age-cover.png","Wikimedia Commons",{"id":16,"title":17},"p4ch19","Charles le Simple : compromis normand, ambitions impériales et chute (898–929)",{"id":19,"title":20,"chapterId":16,"html":21,"hasEn":22,"isFallback":23,"seoDescription":24},"p4ch19z2","911 : la Lotharingie sous Charles le Simple","\u003Cp>En \u003Cstrong>911\u003C/strong>, la \u003Cstrong>Lotharingie\u003C/strong> bascule vers Charles le Simple. Ce territoire, hérité des partages carolingiens, est un espace-frontière : entre ouest et est, entre réseaux aristocratiques rivaux, entre évêchés puissants.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>🗳️ Après Louis l’Enfant : un choix politique\u003C/h2>\n\u003Cp>À la mort de \u003Cstrong>Louis IV l’Enfant\u003C/strong> (21 novembre 911), les élites lotharingiennes refusent le nouveau pouvoir issu de l’est et se tournent vers Charles. Des figures majeures, comme \u003Cstrong>Régnier au Long Col\u003C/strong> et le comte palatin \u003Cstrong>Wigéric\u003C/strong>, portent cette décision : la Lotharingie se donne au Carolingien, qui accepte cette offre d’élection et réoriente une partie de son règne vers l’est.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>🏛️ Un gain politique… et une source de tensions\u003C/h2>\n\u003Cp>Pour Charles, c’est un renforcement de prestige : la royauté de Francie occidentale retrouve une profondeur à l’est. Mais gouverner la Lotharingie oblige à :\u003C/p>\n\u003Cul>\n\u003Cli>négocier avec des élites locales ;\u003C/li>\n\u003Cli>distribuer des honores et des charges ;\u003C/li>\n\u003Cli>arbitrer sans cesse entre grands.\u003C/li>\n\u003C/ul>\n\u003Cp>Chaque décision peut créer un camp mécontent ailleurs dans le royaume.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>🏷️ “Rex Francorum” : un titre qui compte\u003C/h2>\n\u003Cp>Dans les années \u003Cstrong>911–912\u003C/strong>, Charles remet à l’honneur le titre de \u003Cstrong>rex Francorum\u003C/strong>. L’enjeu dépasse la formule : la royauté occidentale affirme une continuité autour du “royaume des Francs”, associé à ses lieux symboliques (Reims, Paris). Cette revendication se maintient ensuite, y compris chez les Robertiens, tandis qu’elle devient plus épisodique à l’est.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>🧑‍⚖️ Un gouvernement lotharingien… qui braque l’ouest\u003C/h2>\n\u003Cp>Charles s’appuie sur des réseaux lotharingiens, notamment liés à \u003Cstrong>Frédérune\u003C/strong>, et concède des \u003Cstrong>honores\u003C/strong> à des parents et fidèles pour faire contrepoids aux princes de Francie occidentale, dont son cousin \u003Cstrong>Haganon\u003C/strong>.\u003C/p>\n\u003Cp>À partir de \u003Cstrong>914\u003C/strong>, la chancellerie est dominée par des Lotharingiens : \u003Cstrong>Gauzelin de Toul\u003C/strong> (914–919), puis Haganon. Cette orientation nourrit des résistances, surtout lorsque les héritiers des premiers dignitaires cherchent à construire leurs principautés.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>⚔️ Gislebert et l’équilibre impossible\u003C/h2>\n\u003Cp>Un prince comme \u003Cstrong>Gislebert\u003C/strong> agit avec assurance, soutenu par son amitié avec le roi saxon \u003Cstrong>Henri l’Oiseleur\u003C/strong>. La Lotharingie renforce le prestige de Charles, mais fragilise sa coalition : l’est devient un centre d’énergie politique… qui alimente la crise à l’ouest.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>🤝 920–921 : de Pfeddersheim au traité de Bonn\u003C/h2>\n\u003Cp>En cherchant à tenir la Lotharingie, Charles se heurte à la puissance des souverains de Germanie. Battu à \u003Cstrong>Pfeddersheim\u003C/strong> (920) par \u003Cstrong>Henri l’Oiseleur\u003C/strong>, il doit ensuite stabiliser la relation entre les deux royaumes. Le \u003Cstrong>7 novembre 921\u003C/strong>, le \u003Cstrong>traité de Bonn\u003C/strong> acte une reconnaissance mutuelle : un compromis diplomatique qui fixe provisoirement l’équilibre entre ouest et est.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>🧩 Une leçon sur la royauté “négociée”\u003C/h2>\n\u003Cp>L’épisode illustre un phénomène typique du Xe siècle naissant : le roi peut étendre sa sphère, mais son autorité réelle dépend de sa capacité à faire tenir une coalition, région par région.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>🧠 À retenir\u003C/h2>\n\u003Cul>\n\u003Cli>911 : la Lotharingie renforce le rayonnement du roi.\u003C/li>\n\u003Cli>Ce gain augmente aussi la complexité du gouvernement.\u003C/li>\n\u003Cli>L’autorité se joue dans les alliances plus que dans les frontières.\u003C/li>\n\u003C/ul>\n",true,false,"En 911 , la Lotharingie bascule vers Charles le Simple. Ce territoire, hérité des partages carolingiens, est un espace-frontière : entre ouest et est, entre",1778543089412]