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1325–1327 : Isabelle, hommages et traité de Paris

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Charles IV le Bel : dernier Capétien direct et bascule dynastique (1322–1328) · LE MOYEN ÂGE CLASSIQUE

Après la campagne de 1324, la monarchie cherche une solution politique : éviter l’escalade tout en consolidant l’autorité du roi de France sur les terres tenues en fief par l’Angleterre.


🏛️ Hommage et négociation

Édouard II envoie en 1325 son épouse Isabelle de France (sœur de Charles IV) pour négocier. Avec l’appui de la papauté, un accord est trouvé en mai 1325 : la Guyenne doit être restituée, mais l’autorité française est renforcée (désignation des officiers du duché, exigence d’un hommage).

Édouard II refuse de se déplacer et envoie son fils, le prince Édouard, qu’il titre duc d’Aquitaine. Sous l’égide d’Isabelle, le prince rend hommage à Charles IV. Le roi de France profite de la situation pour imposer des conditions plus dures : la Guyenne est rendue, mais amputée de l’Agenais. Édouard II désavoue son fils et dénonce le traité modifié ; Charles réplique par une nouvelle confiscation.


🧠 Vers une crise plus large

La crise déborde vite sur la politique anglaise. Isabelle affiche sa relation avec Roger Mortimer ; leur retour en Angleterre mène à la chute d’Édouard II. Le 25 janvier 1327, le prince Édouard devient Édouard III.

Reste la question de la Guyenne. Isabelle signe le 31 mars 1327 un traité de Paris très défavorable à l’Angleterre : le duché est recouvré (moins l’Agenais) au prix d’une forte indemnité. La mort de Charles IV en 1328 compliquera l’application complète de cet accord.


🧠 À retenir

  • Les accords sont des compromis, pas une paix durable.
  • 1325–1327 : négocier la Guyenne, c’est aussi contrôler l’hommage et les officiers.
  • La crise accélère l’hostilité franco‑anglaise et prépare la suite du XIVe siècle.