[{"data":1,"prerenderedAt":26},["ShallowReactive",2],{"zoom:p5ch16z21-1356-1360-captivite-de-jean-ii-traites-de-londres-et-marche-vers-bretigny:fr":3},{"period":4,"chapter":16,"zoom":19},{"id":5,"title":6,"titleEn":7,"titleEs":8,"coverArtworkId":9,"range":10,"rangeEn":10,"rangeEs":10,"cover":11},"p5","Le Moyen Âge classique","High Middle Ages","Plena Edad Media","hannibal-alpes","987 → 1453",{"fileName":12,"filePageUrl":13,"imageUrl":14,"sourceLabel":15},"Facade-notre-dame-paris-ciel-bleu.JPG","https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Facade-notre-dame-paris-ciel-bleu.JPG","/assets/p5-moyen-age-classique-cover.png","Wikimedia Commons",{"id":17,"title":18},"p5ch16","Jean II le Bon : captivité, crise intérieure et traité de Brétigny (1350–1364)",{"id":20,"title":21,"chapterId":17,"html":22,"hasEn":23,"isFallback":24,"seoDescription":25},"p5ch16z21","1356–1360 : captivité de Jean II, traités de Londres et marche vers Brétigny","\u003Cp>Après Poitiers, la France entre dans une crise de gouvernement : le roi est captif, mais la guerre continue. La rançon devient un problème d’État, et la négociation avec l’Angleterre se superpose aux conflits internes (Paris, Navarre, États).\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>🏰 Bordeaux puis Angleterre : une captivité “royale”\u003C/h2>\n\u003Cp>Jean II et son fils Philippe sont d’abord détenus à \u003Cstrong>Bordeaux\u003C/strong>, avec les honneurs de leur rang : le roi peut tenir une cour et organiser une sociabilité aristocratique. Mais l’enjeu politique est ailleurs : \u003Cstrong>Édouard III\u003C/strong> veut contrôler directement son prisonnier, tandis que le Prince Noir et les élites de Guyenne ont leurs propres intérêts.\u003C/p>\n\u003Cp>Au printemps \u003Cstrong>1357\u003C/strong>, le roi est transféré en \u003Cstrong>Angleterre\u003C/strong>. Les conditions restent privilégiées, mais la captivité devient une arme diplomatique.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>✍️ Traités de Londres : rançon et concessions\u003C/h2>\n\u003Cp>En captivité, Jean II accepte des projets d’accords très lourds :\u003C/p>\n\u003Cul>\n\u003Cli>une rançon gigantesque ;\u003C/li>\n\u003Cli>la discussion de vastes concessions territoriales et de souveraineté.\u003C/li>\n\u003C/ul>\n\u003Cp>Ces projets heurtent l’opinion politique en France. Les États et les villes ne veulent pas payer sans contrôle, et beaucoup jugent les concessions impossibles sans déclencher une crise de légitimité.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>🔒 1359–1360 : détention durcie et négociation accélérée\u003C/h2>\n\u003Cp>Après le rejet des projets londoniens, les conditions de captivité se durcissent. En \u003Cstrong>1359\u003C/strong>, Jean II est davantage surveillé et ses déplacements sont limités. Il est ensuite transféré dans des résidences plus austères, jusqu’à la \u003Cstrong>Tour de Londres\u003C/strong> en \u003Cstrong>1360\u003C/strong>.\u003C/p>\n\u003Cp>Cette “mise sous contrôle” est aussi un message politique : le prisonnier royal ne doit pas devenir le centre d’intrigues incontrôlables. La captivité passe ainsi d’un traitement honorifique à une détention plus coercitive.\u003C/p>\n\u003Cp>Au même moment, la situation politique en France s’est stabilisée : le risque d’une prise de pouvoir par les partis rivaux est moindre. Le roi entend alors reprendre l’initiative, y compris à distance, pour éviter que le succès défensif contre l’Angleterre soit capté par la seule régence.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>🏛️ Le parti royal “reprend la main”\u003C/h2>\n\u003Cp>Des proches du roi cherchent à contrôler le conseil et à neutraliser les tensions au sommet, notamment entre Jean II et le dauphin. Dans cette séquence, l’archevêque de Sens \u003Cstrong>Guillaume de Melun\u003C/strong> apparaît comme un acteur central du parti royal, chargé de tenir la ligne politique et de verrouiller la décision.\u003C/p>\n\u003Cp>La négociation se fait alors rapidement, sur une base moins extrême : la \u003Cstrong>rançon\u003C/strong> est ramenée à environ \u003Cstrong>trois millions d’écus\u003C/strong>, au prix de concessions jugées humiliantes par une partie des élites.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>🏛️ France sans roi : régence, Paris et fracture politique\u003C/h2>\n\u003Cp>Le dauphin \u003Cstrong>Charles\u003C/strong> gouverne au milieu d’un conflit de confiance : lever l’impôt, stabiliser la monnaie, tenir les garnisons. Les tensions parisiennes s’aiguisent, et la concurrence avec le parti navarrais complique tout. La captivité du roi devient un accélérateur : chacun peut prétendre incarner le salut du royaume.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>🐎 1359–1360 : la grande chevauchée d’Édouard III et l’usure\u003C/h2>\n\u003Cp>En \u003Cstrong>1359\u003C/strong>, l’Angleterre tente d’imposer une solution par la force : une grande chevauchée vise à frapper l’imaginaire politique et à obtenir une capitulation. La réponse française privilégie l’usure : éviter la bataille rangée, harceler, priver de vivres, protéger les places fortes.\u003C/p>\n\u003Cp>Au printemps \u003Cstrong>1360\u003C/strong>, des événements climatiques extrêmes frappent l’armée anglaise, ce qui accélère la décision de négocier. La guerre d’usure et la crise intérieure rendent une paix nécessaire.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>🧠 À retenir\u003C/h2>\n\u003Cul>\n\u003Cli>La captivité du roi transforme la guerre en crise de régime.\u003C/li>\n\u003Cli>Les projets londoniens sont politiquement explosifs en France.\u003C/li>\n\u003Cli>L’invasion de 1359–1360 n’obtient pas la décision : on revient à la négociation.\u003C/li>\n\u003C/ul>\n",true,false,"Après Poitiers, la France entre dans une crise de gouvernement : le roi est captif, mais la guerre continue. La rançon devient un problème d’État, et la",1778543109410]