Philippe II Auguste : l’affirmation capétienne (1180–1223) · LE MOYEN ÂGE CLASSIQUE
Après l’expansion capétienne, les adversaires cherchent une réponse commune. La guerre se joue alors sur deux scènes : l’Ouest contre Jean sans Terre, et le Nord contre une coalition plus large.
Philippe envisage un temps de porter la guerre en Angleterre. Mais en mai 1213, la flotte française rassemblée est attaquée à Damme : le projet d’invasion s’effondre. La guerre revient sur le continent.
En février 1214, Jean débarque à La Rochelle pour surprendre Philippe. Il remonte vers la Loire et prend Angers. Philippe, occupé au nord, confie la riposte au prince Louis.
Louis marche sur La Roche‑aux‑Moines. Jean, voyant le soutien poitevin vaciller, se replie le 2 juillet 1214 : l’offensive anglaise est brisée dans l’Ouest.
Le théâtre décisif reste au nord : la coalition (avec Ferrand de Flandre, Renaud de Dammartin et Otton) affronte Philippe. La bataille de Bouvines (27 juillet 1214) dissout la coalition et renverse le rapport de force.
Cette victoire ne clôt pas tout, mais elle rend possible une sortie de guerre. Le 18 septembre 1214, une trêve est signée à Chinon : Jean est contraint d’accepter la perte durable de la plupart de ses possessions au nord de la Loire et d’importantes compensations.