[{"data":1,"prerenderedAt":26},["ShallowReactive",2],{"zoom:p5ch7z26-rex-franci-chroniques-royales-et-heredite-de-la-couronne:fr":3},{"period":4,"chapter":16,"zoom":19},{"id":5,"title":6,"titleEn":7,"titleEs":8,"coverArtworkId":9,"range":10,"rangeEn":10,"rangeEs":10,"cover":11},"p5","Le Moyen Âge classique","High Middle Ages","Plena Edad Media","hannibal-alpes","987 → 1453",{"fileName":12,"filePageUrl":13,"imageUrl":14,"sourceLabel":15},"Facade-notre-dame-paris-ciel-bleu.JPG","https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Facade-notre-dame-paris-ciel-bleu.JPG","/assets/p5-moyen-age-classique-cover.png","Wikimedia Commons",{"id":17,"title":18},"p5ch7","Philippe II Auguste : l’affirmation capétienne (1180–1223)",{"id":20,"title":21,"chapterId":17,"html":22,"hasEn":23,"isFallback":24,"seoDescription":25},"p5ch7z26","Rex Franciæ, chroniques royales et hérédité de la couronne","\u003Cp>Le pouvoir de Philippe Auguste ne se limite pas aux armes et à l’administration : il se construit aussi par les mots, les titres et les récits. C’est un moment clé de l’émergence d’un État et d’une “nation politique” : un royaume pensé comme unité, autour du roi.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>👑 Des mots qui changent : de “roi des Francs” à “roi de France”\u003C/h2>\n\u003Cp>Les sources contemporaines emploient de plus en plus \u003Cstrong>Francia\u003C/strong> et “roi de France”. Le glissement n’est pas seulement un détail de chancellerie : il accompagne l’idée d’un \u003Cstrong>territoire\u003C/strong> et d’un \u003Cstrong>regnum\u003C/strong> plus clairement identifié, au‑delà d’un simple peuple (les Francs) et d’un ensemble de fidélités.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>🖋️ Une propagande royale : Rigord et Guillaume le Breton\u003C/h2>\n\u003Cp>La fin du règne voit se développer une mise en récit du pouvoir :\u003C/p>\n\u003Cul>\n\u003Cli>\u003Cstrong>Rigord\u003C/strong>, moine de Saint‑Denis, écrit une chronique qui valorise Philippe et popularise le surnom “Auguste”, relié à l’idée d’agrandissement ;\u003C/li>\n\u003Cli>\u003Cstrong>Guillaume le Breton\u003C/strong> reprend et continue, expurge et amplifie, puis compose après 1214 un monument à la gloire du roi, la \u003Cem>Philippide\u003C/em>.\u003C/li>\n\u003C/ul>\n\u003Cp>Ces textes sont ensuite repris et traduits dans une tradition “officielle” qui fixe l’image du souverain dans la postérité.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>🏁 Bouvines et l’adhésion\u003C/h2>\n\u003Cp>Après \u003Cstrong>Bouvines\u003C/strong>, l’enthousiasme populaire et la victoire sur une coalition donnent à l’idéologie royale un nouveau terrain : le roi apparaît comme garant du royaume et point de ralliement. La “réalité temporelle” rejoint le prestige symbolique : la domination devient plus concrète.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>👶 Une couronne devenue héréditaire\u003C/h2>\n\u003Cp>Philippe n’a pas associé son fils au trône, mais à sa mort le passage à \u003Cstrong>Louis VIII\u003C/strong> se fait sans vote ni approbation formelle des pairs. La transmission apparaît comme un fait : la couronne de France tend à devenir pleinement \u003Cstrong>héréditaire\u003C/strong>, par le sang, et non par élection.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>🧠 À retenir\u003C/h2>\n\u003Cul>\n\u003Cli>Le pouvoir capétien se renforce aussi par la langue politique : “France”, “roi de France”, “royaume”.\u003C/li>\n\u003Cli>Les chroniques façonnent l’image du souverain et accompagnent la naissance d’un État durable.\u003C/li>\n\u003C/ul>\n",true,false,"Le pouvoir de Philippe Auguste ne se limite pas aux armes et à l’administration : il se construit aussi par les mots, les titres et les récits. C’est un moment",1778543099705]