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1323–1324 : Saint‑Sardos, saisie de la Guyenne et campagne EN soon

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Charles IV le Bel : dernier Capétien direct et bascule dynastique (1322–1328) · HIGH MIDDLE AGES

Au début du XIVe siècle, le roi d’Angleterre est aussi duc en France : il doit hommage au roi de France pour la Gascogne. Cette situation féodale est explosive, car elle met face à face deux souverains.

Sous Charles IV, une crise éclate dès 1323 autour de Saint‑Sardos (dans l’Agenais) : l’affaire sert de déclencheur à une guerre courte, mais révélatrice.


🏰 Un conflit de souveraineté sous forme féodale

Dans le langage des actes, il s’agit d’hommage, de justice et de droits seigneuriaux. Mais politiquement, l’enjeu est plus profond : qui peut imposer sa loi dans ces territoires ?

L’incident part d’une situation complexe : Saint‑Sardos, situé sur des terres du duché de Guyenne, dépend aussi d’un prieur relevant du roi de France. Quand un seigneur gascon, le sire de Montpezat, y établit une bastide, le Parlement de Paris estime que l’opération touche au royaume de France. Les Gascons répliquent en chassant les Français installés sur place, et des officiers du roi sont pendus.


🔥 Une guerre limitée, un message politique

Charles IV exige réparation et somme Édouard II de rendre hommage. Édouard désavoue Montpezat et accepte de négocier, sans trancher. Le roi de France fait alors prononcer par le Parlement la saisie du duché de Guyenne (1er juillet 1324), ce qui déclenche le conflit.

La campagne est rapide : une expédition française, commandée par Charles de Valois, rencontre peu de résistance. Le moment clé est le siège de La Réole, tenue par Edmond de Woodstock. Incapable de résister, celui‑ci capitule le 22 septembre 1324 et signe une trêve.


🧠 À retenir

  • La Gascogne est un nœud durable de tension franco‑anglaise.
  • 1323–1324 : Saint‑Sardos déclenche une saisie, puis une campagne rapide.
  • La guerre est limitée, mais elle durcit la méfiance et prépare la suite.