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1360–1361 : apanages et recomposition du domaine royal EN soon

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Jean II le Bon : captivité, crise intérieure et traité de Brétigny (1350–1364) · HIGH MIDDLE AGES

Après Brétigny, Jean II doit gouverner un royaume fragile, étendu, et traversé par des crises de sécurité. Une réponse consiste à déléguer une partie de l’exercice du pouvoir à ses fils, tout en évitant la fragmentation irréversible du domaine.


👑 L’apanage : gouverner par la famille

Jean II divise l’espace de gouvernement en principautés confiées en apanage à ses fils :

  • Charles (déjà) tient la Normandie ;
  • Louis reçoit le Maine et l’Anjou ;
  • Jean reçoit le Berry.

L’apanage vise à assurer l’autorité, la présence et la défense locale par des princes du sang, dans un contexte où l’administration centrale n’a pas toujours les moyens de tenir partout.


📜 Décembre 1360 : “recentraliser” sans désavouer les fils

En décembre 1360, le roi révoque les aliénations du domaine royal réalisées depuis Philippe le Bel, à l’exception de celles consenties au bénéfice de ses fils. L’opération a un double effet :

  • récupérer des marges de souveraineté et de revenu ;
  • stabiliser les apanages autour de la famille proche, pour éviter que les concessions ne profitent à des factions rivales.

🧠 À retenir

  • L’apanage est une solution de gouvernance et de défense, mais il reconfigure durablement le royaume.
  • La révocation de 1360 réaffirme l’autorité royale tout en consolidant la dynastie.