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1363–1364 : Avignon, projet de croisade, retour à Londres et funérailles EN soon

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Jean II le Bon : captivité, crise intérieure et traité de Brétigny (1350–1364) · HIGH MIDDLE AGES

Après Brétigny, Jean II doit faire face à deux urgences : payer la rançon et reprendre le contrôle d’un royaume ravagé par les compagnies. Une solution rêvée serait de transformer l’insécurité en expédition extérieure, tout en obtenant un financement pontifical.


🕍 1363 : Avignon, papauté et impasse financière

Jean II se rend à Avignon pour solliciter l’aide pontificale. Il espère aussi arranger un grand mariage pour son fils Philippe. Mais la papauté change de main : les projets se heurtent aux contraintes politiques et financières, et l’union envisagée n’aboutit pas.


✝️ 30 mars 1363 : “emmener les compagnies” en croisade

Le pape Urbain V imagine une solution : envoyer les compagnies en croisade, ce qui soulagerait à la fois la France et l’espace pontifical. Jean II est séduit : une expédition permettrait de reconquérir l’honneur, et il espère capter une partie des financements ecclésiastiques.

Le 30 mars 1363, il reçoit la croix à Avignon. Mais la papauté encadre strictement la levée des fonds, ce qui réduit les marges de manœuvre du roi.


🏛️ Décembre 1363 : États à Amiens, décision de repartir

La rançon reste difficile à payer et la libération des otages traîne. Jean II réunit les États à Amiens fin décembre 1363 et annonce sa décision de retourner en Angleterre pour renégocier, dans un contexte où certains otages s’évadent.


⚰️ 1364 : mort à Londres et retour du corps

Jean II repart pour Londres le 3 janvier 1364. Il meurt le 8 avril 1364, à l’hôtel de Savoie. Les sources ne permettent pas d’établir avec certitude une cause unique : la maladie et l’épuisement de la captivité sont des explications plausibles.

Le corps est restitué au royaume au début de mai : il est exposé, puis inhumé à Saint‑Denis, nécropole royale.


🧠 À retenir

  • Avignon et la croisade sont une tentative de “sortie” politique et financière.
  • Le retour à Londres souligne l’impasse de la rançon.
  • La mort du roi clôt un règne de crises, mais laisse des instruments de relèvement.