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1015–1016 : Sens et Dijon, verrouiller les accès EN soon

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Robert II le Pieux : consolider la monarchie capétienne (996–1031) · HIGH MIDDLE AGES

Au milieu du règne de Robert II, l’expansion capétienne ne passe pas seulement par des victoires “ducales”. Elle se joue aussi sur des cités‑clés et sur la fonction comtale : qui commande une ville, qui tient le comté, et sous quelle autorité.


🏛️ 1015 : Sens, une cité archiépiscopale stratégique

À Sens, le contrôle de la cité oppose le comte Fromond II puis son fils Rainard à l’archevêque Léotheric, proche du roi. La construction d’une puissante tour de défense par le comte symbolise une autonomie devenue menaçante. L’archevêque, isolé, appelle Robert.

L’intervention royale a plusieurs objectifs :

  • Sens est un grand siège archiépiscopal du royaume ;
  • la ville est un passage obligé vers la Bourgogne ;
  • contrôler le comté sénonais permet de mieux découper les possessions d’Eudes II de Blois.

Le comte est excommunié, puis Robert s’empare de Sens le 22 avril 1015. Rainard propose un compromis : il conserve la charge comtale, mais à sa mort le comté reviendra à la Couronne. Robert obtient l’essentiel : la cité entre dans son orbite.


🏰 1016 : Dijon, conclure la conquête bourguignonne

Une fois Sens sécurisé, Robert veut achever l’affaire bourguignonne. Le verrou est Dijon, tenue par l’évêque de Langres Brunon de Roucy, adversaire du roi. La tradition dijonnaise évoque une médiation d’Odilon de Cluny qui évite un assaut direct.

La situation se débloque quand Brunon meurt fin janvier 1016 : les troupes royales entrent à Dijon peu après. Robert installe Lambert de Vignory sur le siège de Langres, qui lui cède Dijon et son comté. Après une longue combinaison de campagnes et d’accords, la Bourgogne est enfin verrouillée.


🧠 À retenir

  • Sens (1015) : contrôle d’une cité archiépiscopale et d’un couloir stratégique.
  • Dijon (1016) : la dernière pièce bourguignonne tombe par un basculement ecclésiastique.