Philippe II Auguste : l’affirmation capétienne (1180–1223) · HIGH MIDDLE AGES
La mort de Richard Cœur de Lion en 1199 ouvre une succession difficile pour l’ensemble plantagenêt. Le nouveau roi d’Angleterre, Jean sans Terre, n’est pas le seul prétendant : Arthur de Bretagne, encore adolescent, revendique une partie de l’héritage.
Philippe Auguste exploite la rivalité : au printemps 1199, il reçoit l’hommage d’Arthur pour les possessions françaises des Plantagenêts. Le geste n’est pas symbolique : il permet au roi de France de se poser en arbitre et de rappeler que les terres continentales des Plantagenêts relèvent d’obligations féodales.
En mai 1200, le traité du Goulet fixe un compromis favorable au Capétien. Il est scellé par un mariage politique : Louis de France épouse Blanche de Castille, nièce de Jean. L’accord donne du temps, mais la tension se déplace vite vers l’Aquitaine.
Philippe convoque Jean, son vassal, pour répondre de ses actes en Aquitaine et à Tours. Jean refuse de se présenter. Le 28 avril 1202, la cour de France prononce alors la confiscation de ses fiefs.
Cette décision transforme une rivalité politique en un cadre de guerre “justifiée” : Philippe peut attaquer au nom du droit, et non seulement de la force.