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Pépin le Bref : du pouvoir réel à la couronne (741–768)

Pépin le Bref : du pouvoir réel à la couronne (741–768)

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LE HAUT MOYEN ÂGE · 476 → 987

Quand Charles Martel meurt en 741, le pouvoir dans le royaume franc ne revient pas à un roi mérovingien : il revient à ses fils.

Depuis plusieurs décennies déjà, l’autorité réelle appartient aux maires du palais, tandis que les rois mérovingiens ne jouent plus qu’un rôle symbolique. La dynastie mérovingienne existe encore, mais le pouvoir appartient désormais à la famille des Pépinides.

Le personnage qui va transformer cette situation — un pouvoir de fait — en pouvoir légal et dynastique, c’est Pépin le Bref.

Au départ, Pépin ne gouverne pas seul. Il partage l’autorité avec son frère Carloman. Ensemble, ils stabilisent le royaume, réorganisent l’Église franque et réinstallent un roi mérovingien pour maintenir les apparences. Mais en quelques années, ils préparent une transformation décisive : la prise de la couronne par leur propre famille.


🧭 741 : hériter d’un pouvoir sans trône

Carte de la France en 741 Carte de la France en 741 - Wikimedia Commons

À la mort de Charles Martel, le royaume franc est déjà gouverné par les Pépinides.

Le pouvoir est partagé entre ses deux fils :

  • Carloman, qui domine surtout l’Austrasie, l’Alémanie et la Bavière ;
  • Pépin, qui contrôle surtout la Neustrie, la Bourgogne et la Provence.

Depuis 737, il n’existe plus de roi mérovingien actif. Les deux frères dirigent donc le royaume comme maires du palais, sans restaurer immédiatement la monarchie.

Ils doivent cependant affronter plusieurs défis :

  • maintenir l’autorité sur les grandes familles aristocratiques ;
  • contenir les révoltes en Germanie et en Aquitaine ;
  • stabiliser les frontières.

🔍 Zoom – 741 : le partage entre Carloman et Pépin


🪞 743 : le retour d’un roi mérovingien (sans pouvoir)

Après la mort de Charles Martel en 741, le royaume franc est gouverné par ses fils Carloman et Pépin, qui exercent l’autorité comme maires du palais. Depuis plusieurs années déjà, la monarchie mérovingienne n’est plus qu’une institution affaiblie : le dernier roi actif, Thierry IV, est mort en 737, et le royaume a fonctionné pendant plusieurs années sans roi.

Cette situation, cependant, reste politiquement délicate. Dans la tradition franque, la légitimité du pouvoir est encore étroitement liée à la dynastie mérovingienne, dont les rois sont considérés comme les héritiers historiques du royaume fondé par Clovis.

En 743, Carloman et Pépin décident donc de restaurer une figure royale. Ils placent sur le trône Childéric III, dernier représentant de la lignée mérovingienne.

Childéric III Childéric III - Wikimedia Commons

Cette décision n’est pas un retour à la monarchie traditionnelle : il s’agit avant tout d’un choix politique pragmatique.

La présence d’un roi permet :

  • de maintenir une continuité symbolique avec l’ancienne dynastie ;
  • de rassurer les aristocraties régionales, attachées aux formes traditionnelles du pouvoir ;
  • de donner une façade légitime aux décisions prises par les maires du palais.

Dans les faits, cependant, rien ne change dans l’équilibre du pouvoir.

  • Les décisions politiques sont prises par Pépin et Carloman.
  • L’armée franque est commandée par eux.
  • L’administration du royaume dépend entièrement de leur réseau de comtes et de fidèles.

Childéric III ne gouverne pas : il règne seulement en apparence.

Les chroniqueurs postérieurs feront de ces souverains tardifs les célèbres “rois fainéants”, représentés comme des princes passifs transportés dans des chars et vivant à l’écart du pouvoir. Si cette image est en partie exagérée, elle traduit une réalité politique : la monarchie mérovingienne ne dirige plus le royaume.

Le pouvoir appartient désormais à la famille des Pépinides. Le roi reste sur le trône, mais il est devenu un symbole de légitimité plutôt qu’un chef politique.

Cette situation ne peut cependant pas durer indéfiniment. En réinstallant un roi mérovingien en 743, Pépin et Carloman stabilisent provisoirement le royaume… tout en préparant la rupture qui interviendra quelques années plus tard, lorsque Pépin prendra lui-même la couronne en 751.

🔍 Zoom – Childéric III : un roi sans pouvoir


⛪ Réformer l’Église franque

Pour Pépin et Carloman, gouverner le royaume ne signifie pas seulement contrôler les armées et les aristocraties. Il faut aussi stabiliser l’une des grandes institutions du monde franc : l’Église.

Au début du VIIIᵉ siècle, l’Église franque est puissante mais souvent désorganisée. Dans certaines régions, les évêchés sont contrôlés par de grandes familles aristocratiques, les règles religieuses sont appliquées de manière inégale, et plusieurs diocèses fonctionnent sans véritable supervision.

Les deux frères comprennent qu’un royaume stable doit s’appuyer sur une Église mieux structurée et disciplinée.

Ils s’appuient pour cela sur un personnage majeur : le missionnaire anglo-saxon Boniface (Wynfrith), envoyé en Germanie pour évangéliser et réformer les communautés chrétiennes. Soutenu par la papauté, Boniface devient un allié précieux du pouvoir carolingien.

Saint Boniface Boniface - Wikimedia Commons

Avec son aide, Pépin et Carloman lancent une série de réformes ecclésiastiques :

  • réorganisation des diocèses et nomination d’évêques plus étroitement liés au pouvoir royal ;
  • renforcement de l’autorité épiscopale, afin d’imposer une discipline religieuse plus stricte ;
  • réunions de synodes et de conciles, destinés à corriger les abus et à rétablir les règles de l’Église ;
  • fondation et réforme de monastères, qui deviennent des centres de prière, d’enseignement et d’administration.

Ces mesures permettent de mieux encadrer les territoires du royaume, car les évêques et les abbés jouent aussi un rôle politique et administratif.

La réforme rapproche également le royaume franc de la papauté, qui soutient l’action de Boniface et voit dans les Pépinides des protecteurs potentiels de l’Église en Occident.

Ainsi se met en place une alliance durable :
les Carolingiens renforcent l’Église franque, et l’Église contribue en retour à légitimer leur pouvoir.

Cette collaboration entre pouvoir politique et autorité religieuse jouera un rôle décisif quelques années plus tard, lorsque Pépin le Bref demandera au pape de reconnaître sa royauté.


🧎 747 : Carloman se retire

En 747, un événement inattendu bouleverse l’équilibre du pouvoir franc : Carloman, frère de Pépin et co-maire du palais, décide de se retirer de la vie politique.

Depuis la mort de Charles Martel en 741, les deux frères gouvernent ensemble le royaume franc. Carloman domine surtout l’Austrasie et les régions orientales, tandis que Pépin contrôle la Neustrie, la Bourgogne et une grande partie des territoires occidentaux.

Carloman s’est montré un dirigeant énergique. Il participe à la stabilisation du royaume après les troubles des années 740, combat les révoltes en Germanie et soutient activement les réformes religieuses menées avec le missionnaire Boniface.

Mais l’exercice du pouvoir est aussi marqué par des tensions politiques et des violences aristocratiques. Les luttes entre grandes familles et les rébellions régionales pèsent lourdement sur le gouvernement.

Dans ce contexte, Carloman prend une décision radicale : il renonce volontairement au pouvoir.

En 747, il abandonne ses fonctions de maire du palais et se retire dans la vie monastique. Il rejoint d’abord le célèbre monastère du Mont-Cassin, en Italie — l’un des centres majeurs du monachisme occidental fondé par saint Benoît — puis séjourne quelque temps à Rome.

Ce geste est exceptionnel pour un dirigeant franc de ce niveau. Il témoigne à la fois d’une piété personnelle profonde et du poids moral des conflits politiques de l’époque.

Le départ de Carloman transforme immédiatement l’équilibre du royaume.

Pépin reste désormais seul maître du pouvoir. Sans rival au sein de sa propre famille et déjà reconnu comme chef militaire et politique, il devient l’arbitre incontesté du royaume franc.

Cette concentration de l’autorité ouvre une nouvelle étape : Pépin peut désormais envisager ce que ses ancêtres n’avaient jamais osé accomplir ouvertement — transformer le pouvoir des maires du palais en véritable royauté.

🔍 Zoom – 747 : Carloman quitte le pouvoir


👑 751 : la fin des Mérovingiens

Au milieu du VIIIᵉ siècle, Pépin le Bref exerce déjà la réalité du pouvoir dans le royaume franc. En tant que maire du palais, il dirige l’armée, contrôle l’administration et arbitre les décisions politiques. Le roi mérovingien Childéric III n’est plus qu’une figure symbolique, maintenue sur le trône pour préserver les apparences de la tradition.

Mais cette situation reste fragile. Gouverner au nom d’un roi sans pouvoir peut susciter des contestations. Pour stabiliser durablement son autorité, Pépin doit transformer son pouvoir de fait en pouvoir légitime.

Il engage alors une démarche politique décisive.

Selon la tradition rapportée par les chroniques franques, Pépin fait consulter le pape Zacharie afin de trancher une question fondamentale de légitimité :

« Qui doit être roi : celui qui porte le titre ou celui qui exerce réellement le pouvoir ? »

La réponse attribuée au pape est claire : il est préférable que celui qui exerce effectivement l’autorité soit aussi celui qui porte la couronne.

Fort de ce soutien moral de la papauté, Pépin agit.

En 751, les grands du royaume — aristocrates et évêques — se réunissent et proclament Pépin roi des Francs. La cérémonie a lieu à Soissons, où il reçoit l’onction royale.

Dans le même temps, Childéric III est déposé. Conformément à une pratique fréquente à l’époque, il est tonsuré — ses cheveux royaux sont coupés — puis envoyé dans un monastère. Chez les Mérovingiens, la chevelure longue est un symbole essentiel de la royauté : la tonsure signifie donc la perte définitive de la dignité royale.

Les moines qui coupent la chevelure de Childéric III Les moines qui coupent la chevelure de Childéric III - Wikimedia Commons

Cet événement marque la fin officielle de la dynastie mérovingienne, qui gouvernait les Francs depuis Clovis au début du VIᵉ siècle.

Après près de trois siècles de règne, une nouvelle dynastie s’impose : les Carolingiens, du nom de Charles Martel.

Pour la première fois dans l’histoire franque, le pouvoir réel et la couronne se trouvent réunis dans les mêmes mains.

🔍 Zoom – 751 : la déposition de Childéric III


✝️ 754 : le sacre pontifical

La légitimité de Pépin le Bref est encore renforcée quelques années après sa prise de pouvoir.

En 754, un événement exceptionnel se produit : le pape Étienne II traverse les Alpes pour rencontrer le roi franc. C’est la première fois qu’un pape entreprend un tel voyage vers le royaume des Francs.

Cette rencontre s’explique par la situation politique en Italie. La ville de Rome est menacée par l’expansion des Lombards, tandis que l’Empire byzantin, affaibli, ne peut plus assurer efficacement la protection du pape. Étienne II cherche donc un nouveau protecteur.

La rencontre entre le pape et Pépin a lieu dans un climat solennel. À Saint-Denis, près de Paris, Étienne II procède à une cérémonie majeure : il sacre Pépin roi des Francs par l’onction d’huile sainte, renforçant ainsi la légitimité religieuse de la nouvelle dynastie.

Lors de cette cérémonie, le pape bénit également les deux fils de Pépin :

  • Charles, le futur Charlemagne
  • Carloman

Il confère en outre à Pépin le titre de patricius Romanorum (« patrice des Romains »), qui fait du roi franc le protecteur officiel de Rome et de l’Église.

Ce sacre pontifical marque une transformation profonde de la monarchie franque. Désormais, la royauté n’est plus seulement fondée sur l’héritage dynastique ou l’acclamation des guerriers : elle repose aussi sur une dimension sacrée, symbolisée par l’onction religieuse.

Étienne II couronne Pépin Étienne II couronne Pépin - Wikimedia Commons

Cette alliance entre la dynastie carolingienne et la papauté jouera un rôle central dans l’histoire de l’Europe médiévale et prépare l’ascension future de Charlemagne.


🤝 753–756 : l’alliance avec la papauté

L’alliance entre Pépin le Bref et la papauté ne reste pas symbolique : elle se transforme rapidement en coopération militaire et politique.

Au milieu du VIIIᵉ siècle, la situation en Italie est devenue critique pour Rome. Le royaume des Lombards, dirigé par le roi Aistulf, poursuit son expansion et menace directement les territoires du pape. En 751, les Lombards ont déjà conquis Ravenne, capitale de l’exarchat byzantin en Italie.

Cette conquête bouleverse l’équilibre régional. Jusqu’alors, l’Empire byzantin protégeait encore en théorie la ville de Rome. Mais l’empire, affaibli par les conflits internes et les guerres contre les Arabes, n’est plus en mesure d’intervenir efficacement en Italie.

Face à cette menace, le pape Étienne II prend une décision exceptionnelle : il traverse les Alpes en 753 pour rencontrer Pépin le Bref, le nouveau roi des Francs. Cette rencontre scelle une alliance politique majeure entre la dynastie carolingienne et la papauté.

Pépin s’engage à protéger Rome et à combattre les Lombards.

Il intervient militairement en Italie à deux reprises :

  • 755 : première campagne contre le roi lombard Aistulf, qui est contraint de se soumettre et de promettre la restitution de certains territoires.
  • 756 : Aistulf ne respectant pas ses engagements, Pépin mène une seconde campagne et impose définitivement sa victoire.

À l’issue de ces interventions, Pépin prend une décision historique. Au lieu de restituer les territoires conquis à l’Empire byzantin, comme cela aurait été la règle, il les remet directement au pape.

Cet acte est connu sous le nom de Donation de Pépin.

Donation de Pépin Donation de Pépin - Wikimedia Commons

Les territoires concernés — notamment Ravenne, l’ancienne exarchat byzantin, ainsi que plusieurs régions d’Italie centrale — forment le noyau des futurs États pontificaux.

Pour la première fois dans l’histoire, le pape ne dirige plus seulement l’Église : il devient aussi le souverain d’un territoire politique.

Cette décision transforme durablement l’équilibre du pouvoir en Occident. Elle scelle une alliance entre la papauté et les Carolingiens, alliance qui jouera un rôle décisif dans l’histoire médiévale européenne, notamment lors du couronnement impérial de Charlemagne en l’an 800.

🔍 Zoom – La Donation de Pépin et la naissance des États pontificaux


🏹 760–768 : la guerre d’Aquitaine

Le principal défi intérieur du règne de Pépin le Bref se situe au sud-ouest du royaume, dans la vaste région d’Aquitaine.

Depuis plusieurs générations, l’Aquitaine est gouvernée par des ducs puissants qui cherchent à préserver une large autonomie face au pouvoir franc. Cette tradition remonte notamment au duc Eudes, célèbre pour sa victoire contre une armée venue d’al-Andalus à Toulouse en 721, puis à ses successeurs Hunald et Waïfre.

Lorsque Pépin devient roi en 751, le duc Waïfre d’Aquitaine refuse de reconnaître pleinement l’autorité de la nouvelle dynastie carolingienne. Il cherche à maintenir l’indépendance politique de son duché, soutenu par les élites locales et par un territoire difficile à contrôler, fait de vallées, de forêts et de forteresses.

À partir de 760, Pépin lance une série de campagnes militaires pour soumettre définitivement la région.

La guerre d’Aquitaine s’étend sur près d’une décennie et se caractérise par une stratégie méthodique :

  • prise et destruction de forteresses qui servent de bases de résistance ;
  • occupation progressive des villes et des centres politiques ;
  • ravages et campagnes punitives destinés à briser les soutiens du duc.

Chaque année, les armées franques avancent un peu plus profondément dans le territoire aquitain. Les places fortes tombent les unes après les autres, et l’autorité de Waïfre se fragilise progressivement.

Finalement, en 768, le duc est capturé puis tué par ses propres hommes, probablement sous la pression des forces franques.

La disparition de Waïfre marque la fin de la résistance organisée.

L’Aquitaine est alors intégrée plus solidement dans le royaume franc. Cette victoire renforce l’autorité de la dynastie carolingienne sur l’ensemble du territoire et prépare le règne de Charlemagne, qui héritera d’un royaume beaucoup plus unifié et stable.

🔍 Zoom – Waïfre et la guerre d’Aquitaine


🌊 759 : Narbonne et la fin de la Septimanie musulmane

En 759, une étape importante est franchie dans la consolidation du royaume franc : les troupes de Pépin le Bref s’emparent de la ville de Narbonne, dernière grande place contrôlée par les forces d’al-Andalus au nord des Pyrénées.

La présence musulmane dans cette région remonte à plusieurs décennies. Vers 719–720, les armées venues de la péninsule Ibérique avaient conquis la Septimanie, une région stratégique située entre les Pyrénées et le bas Rhône. Narbonne devient alors une base militaire importante, permettant aux gouverneurs d’al-Andalus de lancer des expéditions vers le nord de la Gaule.

Durant les décennies suivantes, les Francs tentent à plusieurs reprises de reprendre la région. Charles Martel mène plusieurs campagnes dans le sud de la Gaule dans les années 730, mais Narbonne reste solidement tenue par ses défenseurs.

Sous le règne de Pépin le Bref, la situation évolue. À partir des années 750, les Francs intensifient leurs efforts pour isoler la ville et réduire progressivement la présence andalouse en Septimanie.

Le siège de Narbonne est long et difficile. La ville bénéficie de fortifications solides et d’un accès maritime qui facilite son ravitaillement. Mais progressivement, les forces franques parviennent à affaiblir la garnison.

Selon plusieurs sources, la prise de la ville est facilitée par le soutien d’une partie de la population gothique locale, qui accepte de se rallier au roi franc.

Lorsque Narbonne tombe en 759, la domination andalouse au nord des Pyrénées prend fin.

Cette victoire a plusieurs conséquences majeures :

  • elle sécurise la frontière sud du royaume franc ;
  • elle permet aux Carolingiens de contrôler un point stratégique entre la Méditerranée et l’intérieur de la Gaule ;
  • elle marque la fin d’une présence militaire durable d’al-Andalus dans la région.

La conquête de Narbonne s’inscrit dans la continuité de la politique menée auparavant par Charles Martel contre les expéditions venues de la péninsule Ibérique. Elle prépare également les futures interventions de Charlemagne, qui poursuivra l’expansion franque au-delà des Pyrénées dans les décennies suivantes.

🔍 Zoom – Narbonne 759 : la fin de la Septimanie andalouse


👥 768 : la succession

Pépin le Bref meurt en 768.

Comme le veut la tradition franque, le royaume est partagé entre ses deux fils :

  • Charles, futur Charlemagne
  • Carloman

Ce partage ouvre une nouvelle phase de l’histoire franque.

En quelques années, Charles s’imposera comme le maître du royaume et fera entrer l’Europe dans l’époque carolingienne.

🔍 Zoom – 768 : partage du royaume et rivalité des héritiers


🧠 À retenir

  • Pépin le Bref transforme le pouvoir pépinide de fait en pouvoir royal.
  • En 751, il dépose le dernier Mérovingien et devient roi.
  • Le sacre de 754 fonde une alliance durable entre les Carolingiens et la papauté.
  • Son règne consolide le royaume et prépare l’ascension de Charlemagne.

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Zooms

741 : le partage entre Carloman et Pépin

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Childéric III : un roi de façade (743–751)

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747 : le retrait de Carloman

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751–754 : du coup politique au sacre

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Donation de Pépin : papauté, Lombards et États pontificaux (753–756)

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Waïfre et la guerre d’Aquitaine (760–768)

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Narbonne 759 : la Septimanie bascule

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Gouverner par les comtes et l’Église : une mécanique carolingienne

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768 : partage du royaume et rivalité des héritiers

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