
LE HAUT MOYEN ÂGE · 476 → 987
En 768, Pépin le Bref meurt. Pour le monde franc, c’est un moment de bascule : la dynastie carolingienne est installée, mais elle doit encore prouver qu’elle peut durer, s’unifier et gouverner plus grand. Le prochain véritable détenteur du pouvoir qui va donner une direction nouvelle à l’Occident est Charles, bientôt appelé Charlemagne.
Au départ, Charles n’est pas seul : il partage la royauté avec son frère Carloman. Ce co-règne, fragile, révèle vite une réalité : l’avenir du royaume dépendra de la capacité d’un seul homme à rassembler les forces et à imposer une autorité au-delà des régions.
Avant de mourir, Pépin a prévu un partage du royaume. Les territoires attribués aux deux frères ne forment pas deux blocs simples : ils s’entremêlent. Les domaines de Charles dessinent un arc occidental (de la Garonne au Rhin), tandis que ceux de Carloman sont davantage centrés vers l’est (autour de l’Alémanie). Plusieurs grands ensembles — Austrasie, Neustrie, Aquitaine — se retrouvent ainsi partagés.
Le 9 octobre 768, chacun est proclamé roi par ses fidèles :
Très vite, Charles est absorbé par les affaires d’Aquitaine, qu’il règle sans l’appui de son frère. La question des alliances lombardes et des équilibres diplomatiques pèse ensuite sur les années 769–771.
En 771, Carloman meurt brusquement au palais carolingien de Samoussy, près de Laon. Charles s’empare alors des terres de son frère et écarte les droits de ses neveux. La veuve de Carloman, Gerberge, se réfugie en Italie auprès du roi des Lombards avec ses fils et quelques partisans.
À partir de là, Charles devient le souverain de fait de tout le royaume franc.
🔍 Zoom – 768–771 : co-règne et fracture entre frères
Charlemagne gouverne en combinant plusieurs leviers :
Les capitulaires, textes législatifs promulgués par le roi, organisent la justice, l’armée, la religion et l’administration.
Pour contrôler les territoires, Charlemagne s’appuie sur les comtes et sur des envoyés royaux appelés missi dominici (« envoyés du seigneur »), chargés de vérifier l’application des décisions royales dans les provinces.
L’objectif n’est plus seulement de régner : il s’agit de transformer le royaume franc en un ordre politique durable et organisé.
Charlemagne est un roi guerrier : pendant les trois premières décennies de son règne, le territoire franc s’accroît considérablement.
Certaines régions sont intégrées directement au royaume, tandis que d’autres deviennent des marches, territoires militaires de frontière destinés à protéger l’empire.
Parmi les grands mouvements d’expansion :
🔍 Zoom – Conquêtes, marches et tributs : l’expansion carolingienne
Pour entrer dans le détail des grandes campagnes du règne :
Parmi toutes les campagnes menées par Charlemagne, les guerres de Saxe comptent parmi les plus longues et les plus difficiles. Pendant plus de trente ans, de 772 à 804, le roi franc affronte les peuples saxons installés au nord-est du royaume, dans les régions situées entre le Rhin, le Weser et l’Elbe, correspondant aujourd’hui au nord de l’Allemagne.
Bataille entre Francs et Saxons - Wikimedia Commons
Contrairement à d’autres conquêtes carolingiennes, cette guerre ne se résume pas à une simple expansion territoriale. Elle oppose deux mondes très différents. Les Saxons vivent dans une société tribale composée de communautés relativement indépendantes et pratiquent encore une religion païenne germanique. Pour Charlemagne, la conquête de la Saxe répond à plusieurs objectifs : sécuriser la frontière nord-est du royaume, mettre fin aux raids saxons contre les territoires francs et étendre l’influence chrétienne vers l’est.
Le conflit commence en 772, lorsque Charlemagne lance une première expédition en territoire saxon. Au cours de cette campagne, les Francs détruisent un sanctuaire religieux majeur, l’Irminsul, symbole sacré de la religion saxonne. Cet acte marque le début d’un affrontement durable, ponctué de campagnes militaires, de révoltes et de tentatives d’intégration politique.
Charlemagne détruit l’Irminsul - Wikimedia Commons
La résistance saxonne est incarnée par un chef charismatique, Widukind, qui organise pendant plusieurs années des soulèvements contre l’autorité franque. En 782, les Saxons infligent même une lourde défaite à une armée franque. La réaction de Charlemagne est particulièrement sévère : selon les chroniques, plusieurs milliers de prisonniers saxons sont exécutés à Verden, un épisode qui illustre la brutalité du conflit.
Peu à peu, cependant, Charlemagne parvient à imposer son autorité en combinant pression militaire et organisation religieuse. Les territoires conquis sont divisés en comtés, tandis que des évêchés et des monastères sont fondés afin d’encadrer la population et de diffuser le christianisme.
Un tournant intervient en 785, lorsque Widukind accepte finalement de se soumettre et reçoit le baptême chrétien, en présence de Charlemagne. Bien que des révoltes sporadiques continuent encore pendant plusieurs années, la domination franque s’impose progressivement.
Charlemagne reçoit la soumission de Widukind - Wikimedia Commons
Ce n’est qu’en 804 que Charlemagne considère la Saxe comme définitivement soumise. Certaines populations saxonnes sont déplacées afin d’éviter de nouvelles insurrections, et la région est intégrée au système politique et religieux carolingien.
La conquête de la Saxe représente une étape majeure dans la construction du pouvoir de Charlemagne. Elle étend durablement l’influence franque vers l’est et contribue à faire du royaume carolingien une puissance dominante en Europe occidentale, même si cette expansion s’est faite au prix d’un conflit particulièrement long et violent.
🔍 Zoom – Guerres de Saxe (772–804)
La péninsule Ibérique constitue une autre frontière importante du royaume de Charlemagne. Depuis la conquête musulmane de 711, la majeure partie de l’Espagne est contrôlée par al-Andalus, un émirat dépendant du monde islamique. Au nord des Pyrénées, les Francs cherchent à sécuriser leur frontière et à profiter des divisions internes du pouvoir andalou.
En 778, plusieurs gouverneurs musulmans opposés au pouvoir de Cordoue sollicitent l’aide de Charlemagne. Le roi franc décide alors de lancer une expédition au-delà des Pyrénées. L’armée franque franchit les montagnes et avance jusqu’à Saragosse, mais la ville refuse finalement d’ouvrir ses portes. Faute de soutien local suffisant, Charlemagne doit renoncer et entamer son retour vers la Gaule.
Lors du passage des Pyrénées, l’arrière-garde de l’armée franque est attaquée dans le col de Roncevaux. Les assaillants sont probablement des montagnards basques, hostiles à l’autorité franque. L’embuscade provoque la mort de plusieurs nobles francs, dont Roland, comte de la marche de Bretagne.
Roland, embuscade de Roncevaux - Wikimedia Commons
Cet épisode militaire relativement limité prend une dimension légendaire dans les siècles suivants grâce à la célèbre Chanson de Roland, qui transforme l’embuscade en un combat héroïque contre les armées musulmanes.
Malgré l’échec de l’expédition de 778, Charlemagne ne renonce pas à intervenir au sud des Pyrénées. Dans les décennies suivantes, les Francs consolident progressivement leur influence dans la région.
Au début du IXᵉ siècle, plusieurs territoires situés au sud des Pyrénées passent sous contrôle franc. En 801, la prise de Barcelone marque un tournant important. Charlemagne organise alors ces zones frontalières en une marche d’Espagne, un ensemble de comtés chargés de défendre la frontière face à al-Andalus.
Cette marche devient un espace stratégique entre le monde franc et la péninsule Ibérique. Elle constitue également l’un des points de départ de l’histoire politique de la Catalogne médiévale, où plusieurs comtes locaux acquièrent progressivement une grande autonomie.
Péninsule Ibérique en 814 - Wikimedia Commons
🔍 Zoom – Espagne : 778 et marche d’Espagne
Avant les grandes campagnes contre les Avars, Charlemagne doit régler une question importante à l’est du royaume franc : celle du duché de Bavière.
Depuis plusieurs générations, la Bavière est gouvernée par la famille des Agilolfinges, qui reconnaissent en théorie l’autorité des rois francs mais conservent une large autonomie. Le duc Tassilon III, cousin de Charlemagne, règne sur cette région stratégique située entre les Alpes, le Danube et les routes menant vers l’Europe centrale.
Au début de son règne, Tassilon entretient une relation complexe avec le pouvoir carolingien. Il prête serment de fidélité à Pépin le Bref, mais cherche progressivement à renforcer son indépendance. Il développe ses propres alliances diplomatiques, notamment avec les Lombards et les Avars, ce qui inquiète Charlemagne.
Dans les années 780, les tensions deviennent plus fortes. Charlemagne accuse Tassilon d’avoir manqué à ses obligations de fidélité et d’avoir comploté contre le royaume franc. En 787, une expédition militaire franque oblige finalement le duc bavarois à se soumettre.
L’année suivante, en 788, Tassilon est convoqué devant une assemblée des grands du royaume. Accusé de trahison, il est jugé et condamné. Charlemagne choisit finalement de lui épargner la mort, mais Tassilon est déposé et envoyé dans un monastère, où il termine sa vie.
La Bavière est alors intégrée directement dans le royaume carolingien. L’ancien duché est transformé en territoire administré par des représentants du pouvoir royal, notamment des comtes francs.
Cette décision a une importance stratégique majeure. En contrôlant directement la Bavière, Charlemagne sécurise les routes vers le Danube et ouvre la voie aux campagnes menées quelques années plus tard contre les Avars.
La disparition du duché bavarois marque ainsi une étape décisive dans la consolidation du pouvoir carolingien en Europe centrale et renforce l’autorité personnelle de Charlemagne sur les grandes aristocraties régionales.
🔍 Zoom – Bavière : fin d’une autonomie ducale
À l’est du royaume franc, une autre puissance domine les plaines d’Europe centrale : les Avars. Ce peuple d’origine nomade s’est installé depuis le VIᵉ siècle dans la région du bassin du Danube, notamment dans l’actuelle Hongrie et les territoires voisins. Leur pouvoir repose sur une aristocratie guerrière et sur un système de tributs imposés aux peuples voisins.
Depuis plusieurs décennies, les Avars exercent une forte influence sur les régions situées entre le Danube, les Alpes orientales et les territoires slaves. Pour Charlemagne, leur présence représente à la fois une menace et une opportunité : contrôler cette zone permettrait d’étendre l’influence carolingienne vers l’Europe centrale et de sécuriser les frontières orientales du royaume.
Le conflit éclate dans les années 790. En 791, Charlemagne lance une grande campagne contre les Avars en longeant le Danube. Les opérations militaires se poursuivent pendant plusieurs années et mobilisent plusieurs armées franques.
Les campagnes décisives ont lieu entre 795 et 796, lorsque les Francs parviennent à pénétrer au cœur du pouvoir avar. Leur centre politique, appelé par les chroniqueurs le Ring des Avars, est pris et pillé. Ce vaste camp fortifié, qui abritait les richesses accumulées par les Avars pendant des générations, tombe aux mains des Francs.
Le trésor saisi est immense : les sources évoquent des quantités considérables d’or et d’argent. Une partie de ces richesses est redistribuée aux élites franques et aux institutions religieuses, renforçant le prestige et l’autorité de Charlemagne.
Après ces défaites, la puissance avare s’effondre rapidement. Les territoires situés le long du Danube passent progressivement sous influence carolingienne, et plusieurs peuples slaves entrent dans l’orbite politique de l’empire.
Pour administrer et défendre ces nouvelles frontières, les Carolingiens mettent en place des marches orientales, territoires militaires dirigés par des comtes ou des margraves chargés de surveiller les zones frontalières.
La victoire sur les Avars marque ainsi une étape importante dans l’expansion de l’empire de Charlemagne vers l’est. Elle ouvre la voie à une présence franque durable dans les régions du Danube et contribue à transformer l’équilibre politique de l’Europe centrale.
🔍 Zoom – Avars : Danube et marches orientales
À l’extrémité occidentale du royaume franc, la Bretagne représente une région difficile à contrôler. Les populations bretonnes, installées dans la péninsule armoricaine depuis les migrations venues de Bretagne insulaire aux Ve et VIe siècles, conservent une organisation politique relativement indépendante, dominée par plusieurs chefs locaux plutôt que par un pouvoir centralisé.
Pour les Carolingiens, la Bretagne ne constitue pas un royaume à conquérir totalement, mais plutôt une zone frontière instable. Les ducs et chefs bretons reconnaissent parfois l’autorité franque, mais cette reconnaissance reste fragile et souvent remise en cause.
Sous le règne de Charlemagne, plusieurs expéditions militaires sont menées afin d’imposer l’autorité du pouvoir franc. Ces campagnes visent surtout à rappeler la domination carolingienne et à empêcher les raids bretons dans les régions voisines.
À la suite de ces interventions, certains chefs bretons acceptent de verser un tribut au roi franc et de reconnaître sa supériorité politique. Toutefois, l’intégration de la Bretagne dans l’empire reste limitée : les Francs exercent surtout une influence indirecte.
Pour mieux contrôler cette frontière, les Carolingiens mettent progressivement en place une marche de Bretagne, une zone militaire organisée autour de plusieurs comtés frontaliers. Ces territoires servent de tampon entre le cœur du royaume franc et les régions bretonnes plus autonomes.
Forteresses marches de Bretagne - Wikimedia Commons
La Bretagne demeure donc une périphérie particulière de l’empire carolingien : ni totalement indépendante, ni pleinement intégrée. Cette situation annonce les relations complexes qui marqueront longtemps l’histoire entre les rois francs — puis les rois de France — et les princes bretons.
Sous le règne de Charlemagne, l’expansion du pouvoir carolingien ne se limite pas à une seule direction. Le royaume franc se trouve au cœur d’un espace politique entouré de peuples et de puissances très différents.
Au nord-est, les longues guerres de Saxe opposent les Francs à des sociétés païennes difficiles à soumettre.
Au sud, l’intervention au-delà des Pyrénées ouvre la voie à la création de la marche d’Espagne, face au monde d’al-Andalus.
À l’est, les campagnes contre les Avars et l’intégration de la Bavière permettent d’étendre l’influence carolingienne jusqu’au Danube.
À l’ouest, les relations avec la Bretagne restent plus indirectes, mêlant expéditions militaires, tribut et contrôle des frontières.
Ces différents fronts ne sont pas des guerres isolées. Ils participent d’un même mouvement : transformer le royaume franc en une puissance dominante à l’échelle de l’Europe occidentale.
Dans le même temps, certaines régions déjà conquises, comme l’Aquitaine et la Vasconie, doivent encore être stabilisées et intégrées durablement dans l’organisation carolingienne.
Au sud-ouest du royaume franc, l’Aquitaine et la Vasconie représentent un espace particulièrement difficile à contrôler. Cette région possède une longue tradition d’autonomie politique, renforcée par la distance avec les centres du pouvoir franc et par la présence de puissantes aristocraties locales.
La conquête menée par Pépin le Bref dans les années 760 avait permis de mettre fin au pouvoir du duc Waïfre, mais la région reste instable. À la mort de Pépin en 768, plusieurs révoltes éclatent encore en Aquitaine, alimentées par des chefs locaux et par des tensions entre les élites régionales et le pouvoir carolingien.
Charlemagne intervient rapidement pour réaffirmer l’autorité royale. En 769, il mène une campagne militaire contre les rebelles aquitains, qui trouvent refuge en Vasconie, région située au pied des Pyrénées et habitée par les Vascons (ancêtres des Basques). Après plusieurs opérations militaires et négociations avec les chefs locaux, Charlemagne parvient à rétablir l’ordre et à imposer la reconnaissance de son autorité.
Cependant, la domination franque dans cette région reste délicate. Les montagnes, l’éloignement et les particularismes locaux rendent le contrôle direct difficile. Charlemagne adopte alors une stratégie politique plus durable : plutôt que de gouverner la région uniquement par des représentants francs, il choisit d’y installer une royauté subordonnée.
En 781, lors d’une grande assemblée à Rome, Charlemagne confie le gouvernement de l’Aquitaine à son fils Louis, encore enfant. Celui-ci reçoit le titre de roi d’Aquitaine, mais reste placé sous l’autorité de son père. Ce dispositif permet d’ancrer la présence carolingienne dans la région tout en offrant un pouvoir local capable de gérer les affaires du sud-ouest.
Le royaume d’Aquitaine devient ainsi un espace politique particulier au sein de l’empire carolingien. Il sert à la fois de centre d’administration régionale, de zone de défense face aux Pyrénées et de terrain d’apprentissage du pouvoir pour le jeune Louis, qui deviendra plus tard Louis le Pieux, successeur de Charlemagne.
Malgré cette organisation, l’Aquitaine et la Vasconie resteront longtemps des régions où l’autorité carolingienne doit être régulièrement réaffirmée, preuve des limites du contrôle impérial sur les marges du royaume.
🔍 Zoom – Aquitaine & Vasconie : soumissions, révoltes, royaume d’Aquitaine
🔍 Zoom – 774 : vaincre les Lombards, protéger Rome
Charlemagne ne construit pas seulement par l’épée. Il renforce aussi :
Ce mouvement, que les historiens appellent renaissance carolingienne, accompagne un changement d’échelle du pouvoir.
Les lettrés parlent de renovatio, c’est-à-dire d’un renouveau intellectuel et religieux. Ce mouvement s’appuie sur des influences venues :
À la cour de Charlemagne travaillent des savants comme Alcuin d’York, qui participent à la réforme de l’enseignement et à la diffusion d’une nouvelle écriture : la minuscule caroline.
🔍 Zoom – Renaissance carolingienne : écoles, manuscrits et minuscule caroline
À la fin du siècle, le pouvoir carolingien change de dimension.
Le 25 décembre 800, à Rome, le pape Léon III couronne Charlemagne empereur lors d’une cérémonie célébrée dans la basilique Saint-Pierre.
Ce geste marque le retour en Occident de l’idée d’empire chrétien, héritier à la fois de Rome et des royaumes barbares.
Selon le biographe Éginhard, Charlemagne n’aurait pas souhaité apparaître comme recevant l’empire des mains du pape. La couronne aurait été posée sur sa tête alors qu’il priait.
Le geste reste lourd de sens : il suggère que le pape peut conférer la dignité impériale, ce qui ouvre une question durable sur l’origine de l’autorité politique.
Coronnement de Charlemagne - Wikimedia Commons
En 813, Charlemagne modifie le cérémonial pour la succession de son fils Louis le Pieux : celui-ci se couronne lui-même, sans intervention directe du pape.
À Constantinople, l’empereur d’Orient refuse d’abord de reconnaître ce nouveau titre impérial. Finalement, un compromis diplomatique intervient avec la paix d’Aix-la-Chapelle (812), qui admet l’existence de l’empire carolingien.
🔍 Zoom – 800 : le sacre impérial et l’idée d’empire