Chilpéric Ier : L'ambition et la Faide royale · LE HAUT MOYEN ÂGE
La période mérovingienne après 561 est dominée par une rivalité féminine sans précédent dans l’histoire de France.
Tout commence par un mariage politique. Chilpéric épouse Galswinthe, princesse wisigothe et sœur de Brunehaut (épouse de Sigisbert). Mais Chilpéric préfère sa favorite, Frédégonde. Galswinthe est retrouvée étranglée dans son lit.
Brunehaut exige justice. Selon la coutume de la faide, Sigisbert attaque Chilpéric pour venger sa belle-sœur. Le conflit s’étend sur deux générations.
Issue d’un milieu modeste, Frédégonde s’impose par sa ruse et sa violence. Elle fait assassiner Sigisbert en 575 au moment où il allait capturer Chilpéric. Après la mort de Chilpéric en 584, elle assure la régence pour son fils Clotaire II et défend la Neustrie avec une énergie féroce.
Brunehaut, elle, incarne la tradition romaine. Elle tente de maintenir l’administration, les impôts et les infrastructures en Austrasie. Elle exercera la régence pour ses fils et petits-fils durant de longues années.
Leur duel symbolise la lutte entre deux conceptions du pouvoir et deux royaumes : la Neustrie et l’Austrasie.